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communication

  • Un scénario à la roumaine se profile pour 2027 ?

    Aux législatives de 2024, le RN est arrivé en tête avec 33 % des voix. Mais suite au front républicain et aux 200 désistements pour lui faire barrage, il a fini 3e en nombre de sièges à l’Assemblée, derrière le NFP et la majorité présidentielle.

    Pour nos démocrates modèles, qui traquent la dissidence sous toutes ses formes, mieux vaut le chaos institutionnel généralisé qu’une majorité RN choisie par le peuple.

    Ce qui se prépare avec les lois sur les ingérences étrangères et maintenant intérieures, c’est l’éviction du RN du jeu démocratique, pour non-conformité à la doctrine mondialiste qu’aucun peuple ne saurait contourner.

    Le mondialisme, c’est la mort des nations, donc de la démocratie et des peuples souverains, qui deviendront de simples consommateurs de plus en plus abrutis, remplacés par des robots et par l’IA, laquelle va tout gérer sans besoin de cerveaux humains. On pourra bientôt supprimer l’école et fabriquer des troupeaux de crétins illettrés pour en faire des consommateurs dociles.

    Ce n’est plus de la science-fiction sortie des studios d’Hollywood, nous y sommes.

    Jacques Guillemain

     

  • Oran, le dernier embarquement

    Une page méconnue de notre histoire…

    Le général Franco et les Pieds-Noirs 

    (Les ferries de l'espérance)

    « À tous ceux qui ont quitté leur terre sans jamais cesser de l'aimer, et à ceux qui ne sont jamais revenus. »

        Les derniers jours de juin 1962 demeurent gravés dans la mémoire de nombreux Français d'Algérie comme l'un des épisodes les plus douloureux de leur exode.

        À Oran, les quais étaient devenus le refuge d'une foule épuisée : des familles entières, des vieillards, des femmes, des enfants, des hommes qui ne demandaient plus qu'une chose, quitter une terre où ils étaient nés et qu'ils aimaient, pour sauver leur vie. Sous un soleil de plomb, ils attendaient depuis des jours un embarquement incertain, abandonnés à l'angoisse, sans assistance, tandis que la violence gagnait chaque heure davantage et se rapprochait, menaçante, des grilles du port.

        C'est dans ces circonstances que, les 29 et 30 juin 1962, l'Espagne du général Franco envoya deux ferries, le Victoria et le Virgen de África, afin d'évacuer une partie de ces réfugiés… que les autorités françaises refusaient de voir partir.

        La situation devenant alarmante, Franco prévint de Gaulle qu'il était prêt à l'affrontement militaire pour sauver ces pauvres gens sans défense abandonnés sur les quais d'Oran et menacés d’être exécutés à tout moment par les milices du FLN. Joignant le geste à la parole, il ordonna à son aviation et sa marine de guerre de faire immédiatement route vers Oran.

        Afin d’éviter un grave incident diplomatique, l'autorisation d'accoster fut, enfin, accordée et le 30 juin, à 13h, les deux bâtiments accédèrent aux quais d’embarquement. À leur bord montèrent, épuisés, hagards, près de 2 200 passagers. Pour beaucoup, ils n'emportaient avec eux qu'une valise, quelques souvenirs... et toute une vie brutalement abandonnée derrière eux.

        Lors de l'embarquement, les tensions ne cessèrent pas. Les capitaines espagnols s'opposèrent à l'intervention des autorités françaises qui désiraient contrôler les passagers à bord dans le but d’interpeller les membres de l’OAS fichés. Plus tard, ils diront n'avoir jamais compris cette détermination froide, dénuée de toute compassion, face à une tragédie humaine qui exigeait avant tout de secourir des civils en détresse relevant de la plus élémentaire « assistance à personne en danger de mort » …

        Enfin, à 15h30, les amarres furent larguées et les bateaux espagnols prirent enfin la mer à destination du port d’Alicante.

        Lentement, les quais d'Oran, noirs de monde quelques heures auparavant, s'éloignèrent. Derrière les navires disparaissait une terre natale que beaucoup savaient ne jamais revoir.

        Sur le pont, nul ne parlait beaucoup. Les regards restaient tournés vers cette côte qui s'effaçait dans la lumière. Les larmes coulaient en silence. C'étaient des larmes de peur, de deuil, d'arrachement... mais aussi de soulagement et de gratitude. Le pire avait été évité in extremis.

        Lorsque apparurent les côtes espagnoles, une émotion indescriptible, une liesse bienfaisante envahirent les passagers qui tombèrent dans les bras les uns des autres. Certains pleuraient sans pouvoir retenir leurs sanglots. Puis les cris fusèrent alors : « Viva España ! » … « Viva Franco ! ». Au-delà de toute considération politique, ces exclamations traduisaient, pour ceux qui venaient d'échapper au chaos et à une fin tragique, une profonde reconnaissance envers le pays qui leur ouvrait ses portes au moment où ils se croyaient abandonnés.

        Ce souvenir ne les quittera jamais.

        José CASTANO

     

  • Que justice soit rendue

    QUE JUSTICE SOIT RENDUE

     

        Sur les stèles élevées à la mémoire des marins français tombés lors de l'attaque britannique du 3 juillet 1940, il est invariablement gravé le chiffre de 1 297 morts. Si l'on s'en tient à cette seule journée tragique, ce bilan est exact.

    Mais l'Histoire ne s'est pas arrêtée là.

        Le 6 juillet 1940, 288 autres marins périrent à leur tour. Pourtant, ces victimes demeurent absentes du décompte officiel. Plus regrettable encore, les historiens comme l'Association des Anciens Marins de Mers-el-Kébir et des Familles des Victimes ont, jusqu'à ce jour, omis de les intégrer à la mémoire collective.

    Le véritable bilan de cette tragédie s'élève donc à 1 585 morts. C'est cette vérité historique que je m'efforce de rappeler, année après année, dans chacun de mes articles consacrés au devoir de mémoire.

        Comment comprendre qu'après 86 années, rien n'ait été entrepris pour réparer cette injustice mémorielle ? Pourquoi laisser dans l'ombre ces 288 marins et leurs familles, comme si leur sacrifice avait moins de valeur, comme si leur douleur méritait l'oubli ?

    L'Histoire ne peut être amputée d'une partie de ses morts sans trahir la vérité. Chaque nom effacé est une blessure infligée à la mémoire nationale ; chaque victime oubliée est une injustice qui se prolonge à travers le temps.

    Il est désormais temps que toute la vérité soit reconnue et que ces 288 marins retrouvent enfin la place qui leur revient dans notre mémoire collective.

        Que justice soit rendue à ces hommes. Que leur sacrifice ne soit plus jamais relégué au silence.

        José CASTANO

                                                                        Ctrl + Clic : 

    3 JUILLET 1940 L’AGRESSION BRITANNIQUE SUR MERS-EL-KÉBIR