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17/06/2014

Petit essai politique

« La politique devrait palier à une insuffisance de régulation, de contrôle et de rétroaction négative c'est-à-dire qui libère la pression au niveau de l’individu, du groupe, de l’espèce »

Francis NERI

La politique ou plutôt l'art politique de la conduite des collectivités humaines, devrait faire en sorte que les individus appartenant à une collectivité dégagent des fins, imaginent des actions, choisissent des décisions et les inscrivent dans le réel.

Mais cet art, nécessaire à la régulation et au contrôle de l’aventure humaine, n’arrive pas en pratique à échapper au diktat implacable du Néo-Empire.

Comme aux temps de la lutte révolutionnaire de Lénine, dure, excessive mais nécessaire, compte tenu du contexte de l’époque, notre société occidentale et démocratique, se transforme à présent en une dictature de quelque uns.

Une oligarchie brutale éliminant de sang froid plusieurs millions d’hommes, qui s’affadit, régresse en une bureaucratie de type "Bruxelloise", apathique, tatillonne et médiocre.

Comme l’Empire soviétique elle s’effondrera dans le néant, et pour les mêmes raisons, après avoir provoqué la mort de millions d’individus, un désastre écologique, économique, social.

En réponse aux menaces du futur, le Politique, sous la coupe de l’Empire, étale ses échecs du passé et du présent.

Il en résulte :

  • La décomposition et la descente vers le chaos de la démocratie, gangrenée par des élites ni régulées, ni contrôlées, ni sanctionnées pour leurs dérives, et qui échappent au contrôle des citoyens.
  • L’absence de progrès dans la lutte contre la faim, la surnatalité, le sous développement; lesquels conduisent à l’affrontement général, sous fond de conflits d’ordre culturels, ethniques et cultuels.
  • La disparition des politiques d’éducation et de formation permettant l’évolution des hommes et qui sont les facteurs essentiels du développement.
  • L’inefficacité d’administrations, à maîtriser l’anarchie des minorités, des clans, des mafias et des groupes de pression, malgré la multiplication de leurs troupes pour des contrôles sans suite, et sans sanctions véritables. 

Certaines des collectivités humaines sont parvenues à s’assurer des niveaux de consommation, de liberté, de participation, et d’égalité inconnus jusqu’alors. Il est certain que s’en est terminé.

Malgré l’acharnement du Néo Empire à vouloir nous faire surconsommer et envahir la planète de nos déchets il va nous falloir nous habituer à une croissance zéro, voire à la décroissance, en particulier démographique, si nous voulons survivre et conserver une relative qualité de vie.

La réponse politique au problème ainsi posé à l’humanité est d’ordre global et systémique. Il lui faut régler la question de l’interaction des trois insuffisances de régulation et de contrôle qui sont la cause des ruptures d’équilibres qui entrent en cohérence, se cumulent et se renforcent.

  1. Insuffisance de régulation et de contrôle, déséquilibre au niveau de l’individu entre ses structures nerveuses profondes, qui sont le siège de l’affectivité, et son néocortex qui, assurant encore mal le contrôle des pulsions ancestrales, met à la disposition de ces pulsions le pouvoir du langage et de la symbolisation. Comme nous ne pouvons attendre un million d’années au moins que l’évolution y pourvoie, il n’y a que l’éducation, l’enseignement, la formation, la socialisation adaptées aux « bulles temporelles » et aux contextes locaux qui puissent faire progresser l’individu de manière démocratique.
  1. Insuffisance de régulation et de contrôle, déséquilibre au niveau des systèmes politiques nationaux censés assurer l’intégration et la coordination des activités nationales et internationales. Ils ne possèdent aucune emprise sur leurs environnements, aucune capacité de régulation même à court terme, sont impuissants à maîtriser les très rapides transformations sociales et n’arrivent pas à projeter des buts et des finalités sur le long terme.
  1. Insuffisance de régulation et de contrôle, déséquilibre au niveau global de l’interaction entre les nations dont certaines sont détentrices d’un pouvoir économique, industriel, financiers et de destruction considérables. Dans les drames de l’histoire humaines, les révolutions, les guerres, la chute des Empires se retrouvent toujours imbriquées, en cohérence et se renforçant l’une l’autre, ces trois insuffisances.

Et toujours à un moment donné des hommes qui veulent assurer leur pouvoir de dominance comprennent la nature du problème et l’exploitent à leur seul profit jusqu’à l’implosion de l’Empire qu’ils ont créé.

Ce sont ces hommes qu’il faut repérer, identifier et écarter des pouvoirs, de tous les pouvoirs.

Il est vital d’écarter ces hommes et leurs pratiques qui pourrissent tous les systèmes et par conséquence tous les hommes et l’ensemble du système global, notre bien commun, notre planète.

Des groupes d’hommes qui, consciemment ou pas, nous empêchent de faire évoluer ensemble à la fois l’individu et la collectivité humaine.

Rien ne pourra être construit qui ne soit durable sans ce nécessaire travail de salubrité publique. Alors commençons sans plus attendre.

Francis NERI

17 06 14 

20/04/2014

Immigration

Il faut se méfier des immigrants d'hier et de demain.

Si nous renonçons à les acculturer, à les assimiler, à leur faire adopter nos codes, nos lois et nos valeurs, nous devons craindre qu'ils ne nous remplacent.

Loin de chercher à se fondre dans la civilisation des pays d'Occident, ils s’organiseront en minorités pour développer leur culture et maintenir leur identité, car ils auront cessé d’être fascinés par les valeurs du Nord.

Comment alors se comprendront et se comporteront les sociétés jeunes issues du Tiers monde et les sociétés mûres, âgées de l’Occident avec en souvenir leurs siècles de progrès ininterrompus. 

Nous trouverons d’un coté des sociétés violentes, passionnées, possédées par leurs religions et leurs religieux, se disant incomprises et depuis trop longtemps exploitées. 
Les autres, et en face, sceptiques, techniciennes, éprises de sécurité et de confort, individualistes, centrées sur leurs possessions matérielles. 

Ces dernières sauront t’elles engendrer une foi dans l’avenir qui permette un meilleur partage et une plus grande paix entre hommes de bonne volonté ?

Francis NERI
(Les chemins de l’avenir. 1984)

21/01/2014

Au nom de la démocratie.

Petite réflexion complémentaire à la "crise" dite "Dieudonné sur la "liberté d'expression" et la "démocratie".

Dans un environnement complexe, le décryptage de l’information est devenu un processus et un impératif de survie démocratique.

La société civile des citoyens ordinaires, revenus de leurs illusions de détenir un possible pouvoir révolutionnaire ou tout simplement un changement de « système », n’ont plus grand-chose à découvrir avec les progrès de la mondialisation de l’information.

Mais comme pour les blogueurs revenus du front anti-autoritaire, le chemin de la réalité est aussi pavé d’embûches. Non que ceux qui forment la base de  la « société civile » aient tout à découvrir. Avec les progrès des chaînes satellitaires et internet, ils ont les moyens de  réfléchir à l’uniformisation des modes de pensée qui en découle.

Simplement, pour qui a toujours vécu en démocratie, dans un environnement politique pluraliste, ou la laïcité est un dogme libertaire, rompre avec la liberté d’expression et celle du « faire ce que je dis », demande un travail sur soi considérable. Passer du choix et du travail des idées, ou tout peut faire débat, à l’ingestion forcée de dogmes préfabriquées ne va pas de soi. Et des dogmes le pouvoir « Hollandais » nous en fabrique au quotidien.

C’est pourtant ce que l’on nous « propose » et que nous sommes souvent obligés d’avaler comme une mauvaise soupe, parce que nous avons faim.

C’est que depuis l’inversion des valeurs  de mai 68 (cette révolution des us et coutumes) la mise en relation des idées, la liberté d’expression, les rapports sociaux n'ont fait que de se dégrader. La perversion des mœurs, des attitudes et des comportements individuels, a prit progressivement et “légitimement” sa place dans la société car, encouragée, entre autre, par les partis et certaines associations de « l'Establissement ».

Tout laisse à penser que l'on veut nous inculquer des idées et éthiques glauques, immorales et perverses, et de surcroit mêlées au pouvoir de l'argent !

Tout cela bien évidemment facilite le travail de destruction, dans l’esprit des jeunes générations, de nos identités et de nos valeurs mémorielles dont les idéologues de gauche comme de droite veulent la disparition afin de promouvoir l’idée qu’il faut tout uniformiser pour mieux maitriser, y compris et surtout la culture.

Nous avions construit une société démocratique fondée sur la libre et pacifique confrontation des opinions. Certains n’en veulent plus. Pour eux nos sociétés doivent redevenir « autoritaires ». La démocratie serait devenue un luxe parce que des humains  sont à présent trop nombreux à vouloir avoir accès aux « richesses » et consommer comme l’Occidental moyen.

Un luxe que les communautarismes, les clans, les religions, les sectes et les mafias ne permettent plus car ils revendiquent un pouvoir que ceux qui le détiennent ne peuvent leur accorder.

Pour ce qui nous concerne en tant qu’européens, au nom de l’internationalisation des échanges,  nous avons voulu la disparition de nos nations et de nos souverainetés pour une nation et une souveraineté Européenne.

Pour cela, il fallait que meurent nos identités. Eh bien « ils » ont réussi à tuer l’idée de la nation et de l’identité Française, mais ils ne l’ont pas pour autant remplacé par une « nation » européenne capable de fédérer au moins une politique économique.

Contrairement à ce qu’ils avaient promis, ils n’ont pas favorisé, en même temps que l’euro, l’émergence d’une nouvelle identité économique, sociale et culturelle, une identité englobante qui nous mettrait en mesure de faire face à nos concurrents mondiaux. Bref ils ont servi leurs intérêts et ceux des spéculateurs ; ils ont mis la France en faillite et nous devons payer l’addition.

Bien sur ils ont vu venir la crise en 2008 et ils avaient les moyens de la prévenir.

Bien sur ils savaient que la dette, le déficit de notre commerce extérieur et l’immigration feraient de la France un pays du tiers monde.

Bien sur ils n’ont rien voulu faire car ils savaient que, de ce désastre,  ils tireraient des profits supplémentaires et justifierait une reprise en main autoritaire que la « crise» expliquerait.

Voila pour quelles raisons la liberté de penser, de dialoguer, d’échanger des informations, de débattre, de porter sur les évènements « son » regard et « sa » main est pour le moins en perte de vitesse. Le prêt à penser a prit sa place et ceux qui insistent pour exprimer leurs différences sont trainés devant les tribunaux.

Bref à défaut d’auto-régulation, les peuples sont comme les financiers, il faut, semble t-il, les réguler d’autorité, leur poser un thermostat.

Le modèle social français d’intégration n’y a pas résisté. Notre modèle civilisationnel va-t-il sombrer à son tour ??

Si on ne badine pas avec la démocratie, entre son invocation magique et sa mise en pratique, se glisse l’abîme de tous les possibles…

La démocratie c'est le respect des minorités. En son nom nous donnons, fort naïvement, énormément de droits et de privilèges aux populations de l'immigration encore en minorité, mais pour combien de temps ? Droits et privilèges généralement sans contreparties.

Mais la démocratie c'est également la loi du nombre. Les leaders politico-religieux de ces populations, en particulier musulmanes et africaines, de plus en plus nombreuses, revendiquent des privilèges au nom de la démocratie…qu’ils aboliront le jour où ils seront suffisamment forts pour le faire. C’est du moins ce qu’ils prétendent entreprendre ouvertement puisqu’elle n’est pas compatible avec leurs préceptes religieux.

Ce processus pervers n’échappe pas à nos « élites » mais pour eux, ce qui importe, c’est le consommateur et le producteur. De quelque culture qu’il soit, ce qu’ils veulent c’est qu’il consomme et si le « Gaulois » ne consomme plus eh bien qu’il disparaisse !

Sur 7 milliards d’humains, dont il ne faut surtout pas réduire le nombre mais bien au contraire l’augmenter, d’autres se lèveront, en Chine, Afrique, en Argentine ou ailleurs, pour remplacer ce dernier rejeton de la culture occidentale.    

D’autre part, cette approche, idéologique et universaliste, permet l’internationalisation immédiate des conflits à des fins, officiellement, d’ingérences humanitaires. Pour les complexes « militaro-industriels » c’est une question de survie.

C’est la position de l’ONU, à l’exception de la Chine et de la Russie, si l’on prend l’exemple Syrien.

On ne badinerait pas avec la démocratie, devenue l’impératif catégorique de notre temps. Mais entre son invocation magique et sa mise en pratique, se glisse l’abîme de tous les possibles…ferons nous la guerre au nom de la démocratie ?

Pour cela, les arguments des Islamo-gauchistes sont grosso modo les mêmes que ceux utilisés naguère par les pacifistes des années 4O, avec un risque de guerre civile accru du fait de la nature devenue multiconfessionnelle du pays et que ces confessions, en particulier l’Islam, s’expriment avec de plus en plus de radicalisation et d’exigences agressives 

Ceux qui nous conduisent vers cet effondrement  sollicitent nos suffrages afin de continuer cette œuvre de mort. Mais la « crise » qui ne nous laisse aucune marge de manœuvre ne nous permet aucune erreur d’appréciation, ni aucune indulgence.

Pouvons encore confier notre destin à ceux qui sont les promoteurs de ce système infernal ? Pouvons nous croire une seconde qu’ils aient changés, qu’ils ont compris et qu’à présent ils ne se tromperaient plus ?

Alors ! Allons nous encore nous laisser conduire en silence à l’abattoir comme des agneaux nous y faire égorger ?

 Francis NERI

21 01 14