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28/04/2014

Survivalisme

Hausse actuelle: crise en Ukraine

Le 25 avril 2014, nous dit « Vic Survivaliste », analyste et stratège en survivalisme, j'ai fait passer mon niveau d'alerte de 2 à 3. (L’échelle compte cinq niveaux répartis en 1 et 5.)

Inspiré du Defcon, le Niveau d'alerte est un indice de niveau de préparation et d'anticipation de situation.

Cet indice est une information que je partage et qui est fondé sur les informations que je glane à gauche et à droite, que ce soit par les médias officiels, les communiqués, les médias officieux et mes nombreux contacts partout sur la planète.

À ces informations se joignent mes connaissances des crises passées (avoir une formation d'historien aide grandement) afin de mettre les choses en perspective et ne pas sur-réagir à ce qui se présente.

C'est à partir du niveau 3 que je réagis dans ma préparation. Ceux qui me suivent savent que j'ai des réserves d'urgence à longue conservation. J'ai aussi des réserves en rotation.

Au niveau 3 j'augmente mes réserves en rotation mais j'augmente aussi mes stocks de matériel non alimentaire. Pour un survivaliste lambda, un niveau 3 est l'occasion de faire de même mais aussi de sécuriser tous les aspects de son plan. S'il n'a pas de refuge, n'envisage pas de demeurer chez lui et n'a pas de BAD, ce sera l'occasion (et la motivation) de se trouver une alternative.

Le niveau 3 est probablement (paradoxalement) le plus important de tous car il est un point charnière en deçà duquel le survivalisme reste théorique et au delà duquel le survivalisme peut devenir une question bien concrète et peut-être même de vie ou de mort.

La situation en Ukraine de l'Est, la réaction du gouvernement (illégitime et illégal) de Kiev, le déploiement de ses brigades (dont une est composée de militants de Pravy Sektor, un groupe néonazi déclaré) chargées de mâter l'insurrection pro-russe, le double jeu des gouvernements occidentaux qui visiblement ont signé un accord qu'ils n'avaient pas l'intention de respecter, ainsi que d'autres informations de sources privilégiées et confirmées par différentes sources me font craindre une escalade. Si cette escalade se produit, elle peut déboucher sur une guerre mondiale car la Chine ne pourra assister comme spectatrice à ce conflit puisqu'une victoire de l'Occident signifierait sa sujétion aux diktats des oligarchies occidentales qui contrôleraient ses approvisionnements en matières premières et en énergies. Nous n'en sommes pas encore là. Mais nous pouvons y arriver, les éléments sont en place.

Pourquoi cela pourrait dégénérer ?

C'est décrit dans : Le grand échiquier Zbigniew Brzezinski

Vic Survivaliste 

19/04/2014

Un monde multipolaire

Le monde est « multipolaire » ! Cela signifie, dans les faits que l’Empire Américain doit partager son influence sur le monde. 

Mais l’histoire récente, ou lointaine, nous enseigne que le puissant ne renonce pas facilement à ses privilèges, surtout lorsqu'il comprend que le monde n’est pas seulement un « système » multipôles mais que ses éléments interagissent entre eux et donc sont interdépendants. 

Mais il faudra nous dire en quoi le patrimoine de tous les hommes n’est pas la somme de ceux des individus et des Etats, mais qu’il est plus, fantastiquement plus ! 

On nous a déjà fait le coup avec la « mondialisation heureuse » les peuples en sont revenus !

Sinon ces interactions risquent fort de devenir violentes …voire destructrices. Elles devraient donc être contrôlées et régulées car elles recouvrent de formidables enjeux politiques, économiques, sociaux.

Le problème c’est : par qui et comment ?

Concrètement, cette interdépendance exige que ces pôles apprennent à gérer un patrimoine commun :

  • Pétrole et matières premières
  • Bancs de poissons des eaux territoriales
  • Cultures des terres agricoles

Mais pas seulement !

Le monde souffre de trois insuffisances de contrôle : au niveau de l’individu, au niveau des systèmes politiques, au niveau du système international [1]

  • La déficience individuelle nait des relations entre l’affectivité et les facultés intellectuelles.
  • La déficience des systèmes politiques prend à la fois la forme d’une impuissance dans la maitrise de ces systèmes et d’une insuffisance dans le processus d’élaboration de leurs objectifs tournés essentiellement vers leurs intérêts propres. Les « pratiquants » sont devenus incapables de gérer autre chose que leur survie.
  • La déficience du système international est la conséquence d’une absence de régulation globale, ce qui n’offre aucune protection contre la guerre.    

L’interaction  de ces trois déficiences de contrôle, aux niveaux individuel, national et global permet de comprendre que  l’humanité  ne maîtrise pas l’Histoire et qu’une poignée d’hommes peut la déterminer …à leur unique avantage.

Une nouvelle grille de lecture est elle possible ? L’interprétation du passé et du présent offre t’elle un fil conducteur pour décrire un avenir possible ? 

Probablement si nous savons apprendre de nos erreurs et de nos échecs aux trois niveaux de nos « insuffisances » : personnelles, de groupes, planétaires.

Nous devrons démontrer que nous savons apprendre du passé et acquérir de nouveaux comportements adaptés aux défis que nous nous adressons.

Nous devons apprendre à contrôler pour pouvoir réguler, outre notre patrimoine commun cité ci-dessus :

  • La finance internationale
  • L’Economie
  • La démographie
  • L’Education et la Socialisation

Et « inventer » une instance internationale capable de porter les sanctions appropriées en cas de mauvaises affectations et utilisations des richesses produites, de paupérisation des peuples 

et de conduites génocidaires par leurs dirigeants. 

Francis NERI

Président de l’IESE
Membre du collectif Racines

 

Le 19 04 14



[1] Lesourne « Les systèmes du destin » (Dalloz)

15/04/2014

Insuffisance de régulation et de contrôle

Nous sommes confrontés aux déficiences de régulation et de contrôle du système international.

Ce constat, fait depuis un certain nombre d’années par des analystes systémiciens, entre de plus en plus dans la pratique du plus grand nombre.

Cette prise de conscience inquiète une élite mondialisée et à juste titre. C’est son véritable pouvoir qui est en cause.

Les peuples en prennent  conscience et s’interrogent sur les conséquences des interdépendances d’un monde multipolaire aux choix imprévisibles.
Un monde qui est redevenu celui des interactions fortes entre les nations, entre les domaines d’activité et entre les pratiques.

« Rien ne se fera plus que le monde entier ne s’en mêle » prédisait déjà Paul Valéry  

Il est temps effectivement que les peuples s’en mêlent.  Le Système mondial n’est plus régulé naturellement. Les élites le savent et sont consciemment responsables de ce déséquilibre.

Nous sommes devant un choix historique : soit nous nous chargeons de réguler et de contrôler le système mondial, soit nous laissons la « nature le faire »

Si nous ne voulons pas subir le sort des Dinosaures et survivre en tant qu’espèce. Il nous faut réguler le système et pour cela, le contrôler, c'est-à-dire en  appréhender (comprendre) le fonctionnement.

L’indépendance dans l’interdépendance définie, pour la France, les Européens et le monde, l’objectif à atteindre. C'est-à-dire la faculté de choisir dans le domaine des possibles.

Nous voyons bien que les systèmes auto-organisés engendrent des déficiences de contrôle qui les rendent incapables de surmonter les défis qu’ils ont eux-mêmes engendrés (la finance avec la crise des subprimes par exemple )

Les réponses aux défis deviennent incohérentes car ces systèmes sont incapables d’apprendre des nouveaux comportements qui seraient plus efficaces.

Cette inaptitude au changement se résume à une seule hypothèse, celle d’une triple déficience de contrôle : au niveau de l’individu, au niveau des systèmes politiques, au niveau du système international.

Je considère que c’est au niveau de l’individu et de ses pratiques que nous pouvons intervenir en particulier à partir des attitudes et des comportements.

Il nous faut d’abord envisager et accepter que la plupart des gens ne soient pas prêts à être débranchés de la « Matrice » qui leur sert la soupe. Beaucoup d’entre eux sont étroitement dépendant du système et ils vont se battre pour le protéger.

Donc, pas question de leur dire qu’il faut abattre le système, mais leur démontrer que ce sont les pratiquants actuels et leurs pratiques qu’il faut remplacer. Ceux  qui l’utilisent à leur profit exclusif, qui le dévoient, et qui nous empêchent de le faire évoluer.
Nous devons inventer d’autres pratiques et confier leur mise en œuvre aux pratiquants qui les ont « inventés ».

L’individu une fois en position de « changement » dans ses attitudes, ses comportements et ses pratiques, changera les politiques, et les politiques changeront alors les pratiques au sein  Système.

 Je ne vois pas d’autre méthode possible qui permette à l’espèce humaine de prendre en charge son avenir, sinon la guerre et l’auto-destruction des individus, des groupes et probablement de l’espèce        

15 01 14

Francis NERI

Président de l’IESE

Membre du Collectif Racines