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Systémique et complexité - Page 69

  • La nature de la réalité

    Bien ! Où en sommes nous après cet exceptionnel 25 mai où nous voyons le monde basculer et, comme je l’exprimais dans une chronique précédente, où l’irrationnel revient enfin en force et se prépare à traverser l’univers ?

    Le tout est de savoir d’où elle vient cette force et si elle est pérenne car 170 députés eurosceptiques peuvent ils changer le monde ?

    De l’Esprit ? Je ne suis pas très croyant. Pour ce qui concerne Dieu où quelqu’un de sa famille, je considère que l’initiative de la manifestation de sa présence, sur un tel événement, ne devrait pas être laissée à la charge du sujet percevant mais devrait venir de la divinité.

    J’ai tendance à dire que l’histoire peut se déterminer à partir d’une poignée d’hommes décidés. Mais encore faut il qu’ils soient « inspirés » ?
    Le sont-ils ?
    Notre culture actuelle considère que tout ce qui est irrationnel n’est probablement qu’hallucinations ou phénomènes non encore explicables.
    Le « reste » de nos représentations, de nos attitudes et de nos comportements passerait alors par un processus inconscient ayant trait à la « mémoire phylogénique » qui se rapporte à l’espèce … si cette mémoire se trouve bien enfouie dans le cerveau de l’individu. 
    Personne n’a encore admis avoir été en mesure de le vérifier dans les faits…et pourtant le choc des cultures et des ethnies est éloquent ! 

    Bon passons ! Les questions de races, d’ethnies et de culture n’ont pas bonne presse actuellement !

    Donc, la réalité n’est pas vérifiable. La vraie question, c’est cette histoire de vérité qui n’est qu’une question de perception collective.
    Plus nous sommes nombreux à percevoir un événement de manière identique, plus il devient vérité latente.
    Une fois qu’un individu isolé est pénétré de cette notion, il est prêt à affronter la réalité qui est la sienne, à pester contre la sottise des « hommes ordinaires » ou à devenir schizophrène et ne plus sortir de « son » monde.
    Un monde des autres qu’il pense ne pas pouvoir contrôler, réguler. Un monde au sein duquel il ne puisse rétroagir sur la réalité qui lui est extérieure, une réalité qu’il estime absolument défectueuse selon ses critères.
    Tout semble donc aller mal et pour couronner le tout, il n’existerait pas d’issue perceptible pour sortir d’un système, d’un labyrinthe en fait, que personne ne veut réformer.

    Il ne reste plus qu’à croire en la présence d’un élément irrationnel dans l’esprit humain car il n’y a pas de chemin qui mène hors du système-labyrinthe ; il change à mesure qu’on s’y déplace.
    Ceux qui ont vu le film « cube » sauront aussitôt ce à quoi je fais référence.

    A mon avis, il va falloir emménager le système. C’est possible car il est vivant.

    Le 25 mai à l’élection européenne, un mouvement s’est fait. Un léger déplacement de voix, à peine perceptible à l’échelle du macrocosme, et pourtant il semble que le monde n’est plus pareil, qu’il soit allé plus loin.
    Le temps devient espace ! Qu’est devenu le Système ? Il ne s’est pas déplacé, mais il n’est plus à l’endroit où il se trouvait à l’origine et l’espace a grignoté le temps.
    Nous croyons apercevoir un portail ! Illusion ou vraie sortie ? Et vers quoi ? Un autre simulacre ? Une irruption du rationnel au sein de l’irrationnel ? Les masques s’usent et la folie rapace de certains se montre ?
    Le contenu de notre esprit collectif s’accorde à notre perception du monde extérieur ?
    C’est où et c’est quoi la prochaine réalité ? L’effondrement ? La rédemption ? L’horreur ? Le sang et les larmes ? 
    Ou le 5élément : la confiance en soi et en l’espèce humaine, capable enfin, de réguler et de contrôler son environnement, y compris son environnement intérieur ?

    Francis NERI
    27 05 14

  • Rétroaction positive

    Le grand barbecue se prépare. Il ne reste plus qu’à allumer le feu, et à l’entretenir. 
    Il y a manifestement dans les têtes une boucle de rétroaction positive qui se met en place et va emmener à intensifier le tir de barrage sur les islamo-gaucho-mondialistes plutôt qu’à cesser le feu.

    Les assauts contre les pouvoirs en place, nationaux et régionaux, mais aussi celui de Bruxelles pour ce qui nous concerne Français-Européens, vont se multiplier et la force de la Résistance augmenter en proportion. 
    Une force qui va s’organiser en dehors et en transversalité des partis.

    A nouveau, l’irrationnel va traverser l’Univers. Et même si l’Esprit, lassé de tant d’inconstances, ne nous parle plus, il parlera à travers nous et fera lui-même œuvre de contrôle, de régulation et de rétroaction, ce que nous subirons bien évidemment comme une sanction. 

    Préparons nous !

    Francis NERI
    26 05 14

  • Modélisations systémiques prédictives

    Je viens d’entendre Monsieur Mélenchon à la télévision s’exprimer, avec le talent qu’on lui connaît, sur la « planification ».[1]    

    En tant qu’homme de gauche, il connait le contenu péjoratif du terme, et il s’empressa de dénoncer l’amalgame possible avec le régime stalinien dont la « planification » connut un échec retentissant et entraina un nombre considérable de citoyens dans des goulags

    Mais Monsieur Mélenchon est un communiquant et, s’il utilise un vieux concept qu’il sait dangereux à manipuler, c’est qu’il envisage de le ressusciter en lui donnant un nouvel habillage. Et le voilà parti en passant de la planification à l’écologie, puis à la régulation et au contrôle.

    C’est là qu’il faut dire non et stop ! Monsieur Mélenchon vous ne nous entraînerez plus dans votre meilleur des mondes Orwellien[2] .

    Nous savons ici et maintenant que les notions d’écologie, de régulation, de contrôle et de rétroaction n’ont rien à voir avec la planification.

    Nous savons ce qu’est la « prospective » [3] et « l’approche systémique »[4] dont nous entendons  « vulgariser » l’approche et l’utilisation.

    La modélisation systémique et prédictive n’a rien à voir avec le « plan » et elle seule peut permettre la régulation, le contrôle et la rétroaction sur des systèmes productifs, financiers, économiques, démographiques, écologiques. Elle seule peut permettre une juste affectation des richesses produites.

    Nous sommes capables de manipuler et d’inventer avec un ordinateur et des objets connectés les outils nécessaires.

    Il existe au sein de la complexité quelques relations simples et robustes, dont la connaissance et la modélisation présente un double intérêt.

    D'une part, elles s'avèrent pertinentes pour formuler des avis de gestion (régulation, contrôle, rétroaction).

    D'autre part, elles peuvent constituer des éléments de compréhension d'une partie des dynamiques complexes qui sont en jeu. On montre notamment comment la quantification à partir de quelques relations triviales, conduit à des diagnostics pertinents sur la situation étudiée, en l'absence de toute hypothèse contraignante. Donner à ce diagnostic une valeur prévisionnelle suppose en revanche un certain nombre d'hypothèses à analyser.

    L’approche systémique est donc un outil qui permet de « démêler » la complexité et de trouver des réponses à des problèmes qui ne peuvent se résoudre à partir d’une simple analyse de « cause et d’effet ».

    Des nouveaux métiers émergent à partir des nouveaux besoins du numérique. L’informatique a de nouveau le vent en poupe.

    L’approche systémique, la prospective dans nombre de domaines va générer des projets d’envergure dans la refonte des systèmes d’information et de communication.

    Des experts capables d’administrer des bases de données seront recherchés dans le domaine des modélisations prédictives : énergie, contrôle de la pénurie, information et communication et bien évidemment comme cité ci-dessus : pour agir sur des systèmes productifs, financiers, économiques, démographiques, écologiques.

    Ah si seulement j’avais une trentaine d’années je monterais moi aussi ma start-up dans un de ces domaines : la communication par exemple !

    Francis NERI

    12 05 14       



    [1] La planification est l'organisation dans le temps de la réalisation d'objectifs :

    • dans un domaine précis ;
    • avec différents moyens mis en œuvre ;
    • et sur une durée (et des étapes) précise(s).

    La caractéristique principale de la planification est la dimension temps. On peut également optimiser des éléments et des ressources sans utiliser la notion de "temps" ou de "durée". Optimiser le nombre de cartons dans un camion ne demande pas la dimension temporelle, a priori. Mais la notion de planification est indissociable de la notion de temps.

    Le plan peut faire partie d'une stratégie, celle-ci étant plus générale et permanente et moins détaillée. On parle toutefois de planification stratégique lorsqu'une stratégie est particulièrement concrète et précise.

    [2] 1984 - L'adjectif « orwellien » est également fréquemment utilisé en référence à l'univers totalitaire imaginé par l'écrivain anglais.

    [3] La prospective est la démarche qui vise, dans une perspective à la fois déterministe et holistique, à se préparer aujourd'hui à demain. ...

    [4] Un système est un ensemble d’éléments en interaction dynamique organisés en fonction d’un but. (Joël De Rosnay)

    Le constat de la complexification de notre environnement, les progrès scientifiques, sociologiques ont montré « la nécessité d’un concept d’organisation qui ne se réduise pas à celui de structure » (Le Moigne 1977 d’après F. Varella p17).

    Le besoin d’intégrer les interactions et la globalité dans les systèmes est devenu une évidence. La systémique, qui permet de montrer la complexité d’une organisation, correspond à cette attente. Elle nous permet d’apporter des réponses globales aux problèmes globaux qui sont posés à l’homme.