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17/11/2015

Jeunesse Française

A la jeunesse française et européenne je lance un appel solennel : levez-vous, engagez-vous. Personne ne le fera à votre place ! L’horizon de votre génération est la lutte. Vous pouvez penser que c’est injuste mais c’est ainsi, et les événements de vendredi sont venus nous rappeler que nul ne pouvait prétendre se dérober.

A l’État Islamique, à toutes les ordures qui s’en réclament, à tous ceux qui dans notre pays se sont réjouis de la mort de nos compatriotes, vous devez adresser aussi un message : ON EST CHEZ NOUS, VOUS NE NOUS METTREZ PAS A GENOUX !

J’ai 76 ans et je conchie la génération politique, économique, sociale de gauche comme de droite de mai 68 qui vous a mis dans cette impasse. Aussi si vous avez besoin de moi, c’est à dire la génération précédente qui s’est battue en Algérie, hélas en vain, je serai avec vous sur les barricades

Francis NERI
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29/10/2015

Cataclysme naturels

La Nature, qui n'est pas notre amie ni notre ennemie, cause des inconvénients, parfois des bouleversements et plus rarement des morts. Certains événements comme l'infâme tsunami de 2004 qui a fait de 220,000 morts se produisent une fois par période de plusieurs siècles mais de telles catastrophes sont rarissimes.

Plus une catastrophe naturelle cause des morts, moins elle est fréquente. Les probabilités de mourir dans un tel événement sont donc rarissimes. Il est donc irrationnel de baser son plan survivaliste sur une Grande Catastrophe Naturelle Soudaine appréhendée car à l'échelle humaine, les probabilités d'en connaître une de notre vivant et d'y mourir sont infinitésimales.

Bien entendu, les gens qui vivent en zone inondable doivent se préparer à une inondation et ils ont des raisons pour cela. Par contre les autres qui ne vivent pas dans un secteur particulièrement sujet à de graves dérèglements de la Nature devraient consacrer leurs premiers efforts à autre chose que le cataclysme appréhendé.

Facteurs humains

S'il faut prendre les dangers de la Nature avec un grain de sel, en revanche les événements de nature humaine sont beaucoup plus sérieux.

Deux guerres mondiales au XXè siècle ont fait 120 millions de morts. Le total de la mortalité due à des guerres pour le XXème siècle se chiffre, toutes guerres confondues, à 231 millions de morts. Presqu'un quart de milliard de personnes tués par des guerres. 

On doit compter au moins autant de mutilés et deux à trois fois plus de gens blessés.

Le patrimoine bâti a aussi été affecté, ce qui a des répercussions immédiates et majeures sur la qualité de vie des survivants des zones touchées par des combats.

Il y a eu depuis un an environ 266,500 homicides sur la planète. Échelonnés à l'échelle d'un siècle, ces chiffres nous donnent 26,650,000 homicides.


Plus banal? D'accord. On meurt plus lorsqu'on est au chômage que lorsqu'on a un emploi.

Est-ce que les sursauts de la Nature ont causés autant de morts durant la même période?

Et les famines: nature ou culture?

Des millions de personnes meurent de la faim ou de la malnutrition. Est-ce la faute aux mauvaises récoltes (la Nature) ou la faute aux êtres humains (Culture)?

Depuis qu'il existe des programmes d'assistance internationale et que les États se viennent en aide les uns les autres, en combinaison avec les moyens de transport contemporain et les réserves alimentaires réalisées par les immenses surplus de production, on doit conclure que ces morts sont de cause humaine: soit par intervention directe sur les cultures et les élevages, soit par blocus ou ruptures d'approvisionnements, soit par non-assistance ou assistance insuffisante.

En résumé, dans le passé les famines étaient dues à des causes naturelles mais depuis l'industrialisation, elles sont dues à des causes humaines.

Là où il y a de l'homme...

Là où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie dit-on souvent chez nous.

La plus probable menace à notre vie, à notre sécurité, à notre mode de vie et à notre autonomie ne vient pas de l'ours dans la forêt derrière chez nous, du séisme de 7,0, de l'inondation du millénaire ou d'une tempête de grêlons de la taille d'un ballon de foot.

La plus probable menace, est d'origine humaine: du petit criminel de bas étage qui nous braque au coin de la rue jusqu'aux banquiers qui fomentent les guerres, les crises et les révolutions, colorées ou non.

Les plans survivalistes les plus avisés prendront compte davantage de la menace humaine que de la menace naturelle car selon toutes probabilités, c'est l'humain qui a le plus de chances de nous affecter.

Approche avisée

Il y a toutes sortes de raisons pour devenir survivaliste comme il existe toutes sortes de déclencheurs qui font la transition entre "normal" et "survivaliste". La crainte de phénomènes naturels de nature cataclysmique est de manière surprenante très répandue. Comme si c'était une sorte de crainte de la fin du monde qui n'ose pas dire son nom.

Les probabilités de subir un événement naturel de nature cataclysmique et d'y périr sont tout de même infinitésimales, spécialement dans les pays développés. 

En revanche, ces probabilités sont plus élevées quand on considère un événement d'origine humaine.

Événements non-létaux

Il n'y a pas que vivre ou mourir dans la vie. Il y a les bons coups, les mauvais coups, les événements heureux et les événements malheureux. 

La Nature peut nous infliger des tempêtes de neige majeures ou des froids intenses de -30 et moins. C'est désagréable, ça complique les choses ou ça nous empêche carrément de réaliser nos projets du jour. En revanche les événements d'origine humaine peuvent aller de la simple engueulade jusqu'au braquage non-létal et à l'agression.

En comparaison, non seulement les événements de nature humaine sont plus fréquents mais ils sont aussi imprévus et de gravité variable.

Alors, Nature ou Culture?

Je crains que ce billet n'alimente la paranoïa qui affecte beaucoup de survivalistes. Néanmoins, entre l'hypothétique météorite qui aurait l'impudence de détruire notre ville ou l'émeute populaire, c'est l'émeute populaire qui a le plus de probabilités de survenir et de nous affecter directement.

Aussi, les survivalistes qui investissent la plus grande part de leur préparation dans l'affrontement d'un événement majeur d'origine naturelle tirent leur poudre aux moineaux: ces efforts sont démesurés comparativement à leur possibilité d'être déployés à cette fin un jour.

C'est le facteur Culture, c'est à dire humain, qui l'emporte largement dans les probabilités de perturbation de notre vie, à tous les niveaux.

Vic Survivaliste

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15/10/2015

La culture

Qui parle de culture avec une ENA qui fabrique des poulets de batterie. Faisons de la métapolitique celle qui remonte aux causes, pas aux effets et fabriquons des dissidents pour s'occuper d'ouvrir les poulaillers.

Francis NERI

"C'est la différence des cultures qui rend leur rencontre féconde. Or ce jeu en commun entraîne leur uniformisation progressive : les bénéfices que les cultures retirent de ces contacts proviennent largement de leurs écarts qualitatifs ; mais au cours de ces échanges, ces écarts diminuent jusqu'à s'abolir.

N'est-ce pas ce à quoi nous assistons aujourd'hui ? Soit dit en passant, cette idée que, dans leur évolution, les cultures tendent vers une entropie croissante qui résulte de leur mélange (...) vient en droite ligne de Gobineau, dénoncé par ailleurs comme un père du racisme. Ce qui montre bien le désordre qui règne actuellement dans les esprits. (...)

Que conclure de tout cela, sinon qu'il est souhaitable que les cultures se maintiennent diverses, ou qu'elles se renouvellent dans la diversité ?

Seulement il faut consentir à en payer le prix : à savoir, que des cultures attachées chacune à un style de vie, à un système de valeurs, veillent sur leurs particularismes ; et que cette disposition est saine, nullement - comme on voudrait nous le faire croire - pathologique.

Chaque culture se développe grâce à ses échanges avec d'autres cultures. Mais il faut que chacune y mette une certaine résistance, sinon, très vite, elle n'aurait plus rien qui lui appartienne en propre à échanger. L'absence et l'excès de communication ont l'un et l'autre leur danger."

Claude Lévi-Strauss, De près et de loin, éd. Odile Jacob, 1988, p. 206-207