Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/01/2014

Analyse systémique et communication II

L'analyse systémique[1] est caractérisée par les préceptes suivants :

  • La pertinence : seuls les éléments considérés comme significatifs dans le cadre de l'analyse en cours sont pris en compte.
  • Les relations : l'analyse systémique traite des relations entre les éléments analysés.
  • La téléologie : la téléologie est l'étude de la finalité du système[2], c'est-à-dire quel but doit être atteint pour considérer l'action entreprise par le système comme valide.
  • La sélectivité : l'analyse systémique sélectionne les éléments à analyser en fonction de leur signifiance, c'est-à-dire de la nature et de la valeur de l'information apportée dans le système pour lui permettre d'atteindre son but. Les éléments sans influence sur le comportement du système dans sa recherche du but à atteindre sont ignorés car ils ne sont pas signifiants.

Grâce à sa capacité à examiner un système ou une situation comme un tout, cette analyse fournit une vision précise incluant tous les éléments pertinents du système ou de la situation examinée. L'analyse systémique examine les relations entre les objets et capture toute la complexité d'une situation dans un même ensemble.

Une méthode prospective

L'action de l'analyse systémique est par essence prospective, elle est orientée vers le but à atteindre. L'analyse systémique est dynamique, elle favorise la modélisation des comportements possibles et elle intègre tous les éléments nécessaires à l'atteinte du but préalablement fixé. Elle ne cherche pas à connaître la genèse d'une situation donnée mais elle s'appuie sur la situation existante pour atteindre sa cible.

Une vision dynamique

Contrairement à l'analyse cartésienne qui définit les caractéristiques de l'objet analysé, l'analyse systémique se focalise sur le comportement de l'objet dont les caractéristiques sont, par définition, considérées comme inconnues, c'est-à-dire qu'il n'y a nul besoin de connaître les caractéristiques de l'objet pour en modéliser le comportement.

Seule la transformation subie par l'input qui y est injecté pour devenir l'outputaux caractéristiques conformes à la définition du concept est importante.

L'analyse travaille uniquement sur le comportement, modélisé par les relations liant les constituants du système entre eux.

Son champ d'étude est dynamique; avec un point de départ, la situation actuelle jugée comme insatisfaisante; un point d'arrivée, la situation idéale à atteindre; et des modifications à apporter au comportement des éléments du système pour que le but soit atteint.

L'analyse systémique ne prend pas en compte les caractéristiques de l'objet de la même manière que l'analyse cartésienne.

 Aux yeux d'un systémicien, un système est une boite noire qui est définie par ses relations avec son environnement. Il ne lui est pas nécessaire de connaître le contenu de la boite noire. Seules les relations, les interactions et les rétroactions l’intéressent (effet rétroagissant sur la cause) 

Par contre, le fait que l'analyse systémique mette en évidence des valeurs haute et basse pour définir la relation entre deux systèmes permet de prévoir le comportement de l'ensemble.[3] L'observation des modifications qui se produisent au sein de la relation, les actions et les rétroactions résultant de ces modifications sont donc consubstantielles à la mise en œuvre de l'analyse systémique.

A suivre !

21 01 14

Francis NERI

 



[1]Systémique : méthode de régulation, de communication, de contrôle et de mise en cohérence  (homéostasie) des systèmes. Y compris les systèmes humains.

L’expression est due à Joël de Rosnay un cybernéticien. C’est la jonction de deux mots : système et cybernétique

[2] Système : « Ensemble d’éléments interagissant entre eux ». Un système est  un ensemble d'éléments interagissant entre eux selon certains principes ou règles.

Un système est déterminé par :

  • la nature de ses éléments constitutifs ;
  • les interactions entre ces derniers ;
  • sa frontière, c'est-à-dire le critère d'appartenance au système (déterminant si une entité appartient au système ou fait au contraire partie de son environnement).

Un système peut être ouvert ou fermé dans tel ou tel domaine, selon qu'il interagit ou non directement avec son environnement

[3] Jeu des rétroactions : Positive (qui amplifie le phénomène) Négative (qui soulage la pression) Thermostat. 

18/01/2014

Analyse systémique et communication

Le moment de rappeler ou de préciser quelques fondamentaux sur ce blog et au delà !

« L’approche systémique comporte trois axes (pôles) en interaction : communication managériale, organisationnelle ou thérapeutique. La combinaison des trois approches procure aux individus entrainés une formidable efficacité personnelle et collective. Cette efficacité ne réside pas dans un savoir, mais dans un faisceau d’attitudes qui détermine des comportements efficaces. » 

Francis NERI

L’analyse systémique sert  à appréhender la complexité d'un système dynamique composé d'un grand nombre d'éléments (objets) qui doivent être étudiés simultanément dans le cadre de leur évolution. 

L’appréhension d'un évènement, ou la compréhension d’un phénomène, passe par l'acquisition d'une connaissance appropriée des caractéristiques de  l’évènement (EV) considéré. Une de ces méthodes d'acquisition est l'analyse qui consiste à déduire des principes sous-jacents à travers la réflexion ou l'observation de l’évènement (ou phénomène considéré).

L’analyse systémique englobe les systèmes d’analyses issues de la pensée d’Aristote et de Descartes.

L’analyse cartésienne, destinée à l'étude séquentielle d'objets  (et EV) statiques, est insuffisante à appréhender la complexité d'un système en interaction dynamique composé d'un grand nombre d'objets qui doivent être étudiés simultanément et en continu dans le cadre de leur évolution si l’on veut en tirer un « modèle » pour l’agir (rendre réelles nos projections en traitant, ici et maintenant, avec le passé et l’avenir). 

« S’élever pour mieux voir, relier pour mieux appréhender (dans le sens de comprendre), situer pour mieux agir ». 

Dans l’univers physique, un but est un absolu. Une particule élémentaire est toujours en mouvement et manifeste toujours ce but. L’objectif de la recherche est de trouver le but, d’appréhender des conséquences, y compris les conséquences de nos actions au sein des systèmes en interactions, y compris les systèmes « humains » : économiques, financiers, sociaux, culturels, ainsi que « l’écologie de l’esprit ».

L’analyse systémique s’applique indifféremment à l’étude d’un phénomène physique, philosophique, psychologique, psychiatrique, sociologique, économique, financier, politique, culturel etc…

Pour simplifier, l’on pourrait dire que l’analyse systémique c’est l’étude de la communication entre objets de toutes natures

Elle vaut donc la peine d’apprendre à nous en servir correctement afin d’améliorer notre existence quotidienne et devenir un acteur conscient des changements se produisant en continu au sein de notre environnement proche ou lointain.

Francis NERI 

A suivre ….

27/12/2013

Les années terribles !

Nous sommes toujours en 1788 et la Terreur est de retour !

Vous avez sans doute déjà vu ce genre de titres pour des articles ou vidéos, mais je veux vous proposer ma version courte:

En 1788, les possédants dont le train de vie du roi ne tenait qu'aux prêts qu'ils lui accordaient ont décidé qu'il n'y avait aucune raison qu'ils ne prennent pas aussi le pouvoir sur lui.

C'était des industriels, même si l'industrie était encore très loin de ce qu'elle est aujourd'hui, des riches commerçants ou propriétaires terriens.

Ils décidèrent donc de renverser le roi afin d'assumer le pouvoir à sa place.
Évidemment, il leur fallait une légitimité pour faire une telle chose, alors après avoir forcé le roi, via la dette, à abandonner sa prérogative de fixer le prix du grain, ils en firent s'envoler les cours.

Le peuple, affamé par un pain désormais trop cher pour lui, se retourna contre son "chef", le roi.

C'était la "Révolution Française", qui n'a jamais rien eu de populaire et n'a jamais eu la moindre envie de liberté, d'égalité ou encore mieux de fraternité.

Aujourd'hui, les possédants de zéros sur des écrans, de l'autre bout de la planète et riches de planches à billets réelles ou fictives, ne voient pas de raison de ne pas prendre le pouvoir, puisqu'ils tiennent la dette.

Ce ne sont pas des industriels, des commerçants ou des propriétaires terriens: Ils se moquent de dévaster des pays entiers car leur revenu ne provient ni de la terre ni du travail. Une France réduite à une flaque polluée ne les dérange pas. Ils nous démontrent quotidiennement qu'elle ne les émeut pas non plus...

Ils décident donc, après avoir pris à nouveau l'aval par la dette, de faire monter les cours afin que les peuples, poussés par la misère, s'occupent de les mettre indirectement au pouvoir.

Cette "nouvelle révolution", qui ne manque pas de se parer du discours "des lumières" et "du progrès" malgré ses pratiques abjectes, prédatrices, sa  décadence et le retour en arrière radical qu'elle promet, va vers ce qui promet d'être la pire dictature jamais imaginée tant elle fait fi de toute écologie, y compris humaine.

Elle n'hésite pas à faire avancer l'islam radical ou à polluer les nappes phréatiques en "fraquant" [1]pour des gaz de vent boursier, à ruiner des industries et des peuples entiers pour une petit % de "rendement" en plus.

L'histoire s'écrit. Elle n'attend pas qu'on choisisse d'avoir envie d'en faire partie ou pas.
La question que nous devons tous nous poser, désormais, c'est celle du rôle que nous voulons jouer dans une telle page de l'histoire car nos petites décisions personnelles sont le seul rempart restant...

Jean Luc Potier

27 12 13



[1] "le fracking", méthode utilisée pour les gaz de schistes.