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03/11/2013

Un monde multipolaire III

Et nous poursuivons avec Charles  !

.../... Mais au sein du mouvement sioniste, le principal débat n'était pas en "religieux" et non religieux. Le principal débat était entre le courant majoritaire universaliste et socialiste, et le courant dit "révisionniste" plus simplement nationaliste. Le pragmatisme permit heureusement la coopération entre les tendances pour arriver au but. Le dernier survivant de cette époque historique est aujourd'hui l'actuel président d'Israël, Shimon PERES. Ayant eu la chance de connaître quelques acteurs historiques, j'affirme que bien qu'ils n'étaient plus "pratiquants", mot que je préfère à orthodoxe, les piliers historiques du Sionisme avaient par la force des choses reçu une éducation 100% orthodoxe. Tout simplement parce que c'était la norme au temps de leur naissance. Donc, même s'ils ont pris eux, la liberté de ne plus respecter la loi juive à la lettre, ils la connaissaient parfaitement et surtout, ils avaient su en tirer l'essentiel. A savoir que le moment était venu pour mettre fin à l'exil.

Le problème se pose différemment aujourd'hui. Car, la génération suivante, née en Israël n'a paradoxalement pas reçu l'éducation juive de la génération précédente. Cette génération est donc marquée par les idées à la mode. Volontairement les premiers gauchistes israéliens ont occulté la vraie histoire du peule Juif. Au point d'engendrer la clique de tordus qui croie vraiment qu'il faut donner le cœur biblique d'Israël aux déchets nazislamistes. Ces tordus d'Israéliens alterjuifs, mettent la sauvagerie sanguinaire de ces déchets, essentiellement sur le dos de leurs concitoyens. C'est l'ultime et plus dure épreuve que le peuple Juif doit affronter avant la vraie Paix.

Donc aujourd'hui, c'est ça le vrai et le plus important problème auquel sont confronté Israël et tout le peuple Juif.

Chez les Juifs, il y a des bigots. En principe, la loi juive interdit la coercition pour imposer la pratique du rite. Mais évidemment, quand ils se regroupent, les bigots veulent imposer leurs mœurs. Cela dit, cette catégorie de bigots bornés et intolérants est très minoritaire. Elle représente au grand maximum 5% de la population. Les autres pratiquants sont tolérants conformément à la Torah elle-même. Et réciproquement, les Israéliens non pratiquants sont en général, très conciliants avec leurs concitoyens pratiquants.

Du fait du grave problème mentionné avant, le grand problème constitutionnel du pays trouvera une solution naturelle imposée par la démographie et la politique. En effet, les "socialistes" premiers dirigeants après la renaissance d'Israël en 1948, ont déclaré qu'Israël pays des Juifs, serait aussi le pays de tous ses habitants. Cette déclaration généreuse et humaniste, crée bien entendu d'épineux problèmes. Par exemple, quant aux exigences des habitants musulmans soutenant les déchets nazislamistes. Or, depuis sa fondation, pour des raisons uniquement de choix politique, la cour dite "suprême" d'Israël a toujours tranché en faveur des occupants musulmans, contre les habitants juifs. Israël est le seul du monde, où un tribunal coopté se permet d'invalider des lois votées au parlement par les représentants du peuple. Il faut préciser aussi que par tradition, cette cour de récréation ne peut compter qu'un seul juge juif pratiquant, parmi les sept qui la composent. Cette anomalie, proche du délire est très mal connue, y compris des israéliens eux-mêmes.

Mais fort heureusement, la démographie va corriger naturellement les délires socialistes des premiers dirigeants. En effet, venant du monde entier, les Juifs continuent de retourner chez eux. S'ils sont loin d'être les plus nombreux, les juifs francophones amènent avec eux leur expérience du nazislamisme, en particulier les Juifs originaires d'Algérie. Donc, nul ne sait encore si les peuples d'Europe occidentale se révolteront contre leurs dirigeants qui leurs imposent l'islamisation. Mais en Israël, il est certain que la prochaine génération de dirigeants accordera beaucoup de concessions aux nazislamistes : des concessions à perpétuité dans toutes les fosses septiques et communes, où on pourra en entasser.

La suite demain !

PS: J'ai noté la qualité des commentaires, aussi permettez moi de ne pas intervenir et vous prier de continuer !   

31/10/2013

Un monde multipolaire 1

Vous trouverez ci dessous l'exact contenu d'un échange entre amis d'une actualité brulante sur Face book. Comme c'est un peu long, je l'ai fractionné. Je remercie Cédric et Charles Dalger pour leur sincérité.

Je constate une fois de plus, que ce ne sont pas les informations qui nous font défaut. Ce qui nous manque c'est le courage de comprendre ce que nous savons et d'en tirer les CONSEQUENCES.

Bonne lecture !

Francis NERI

« Il y a une littérature abondante comparant et opposant les lois religieuses du judaïsme et de l'islam (connues, respectivement sous le nom de Halakha et de Charia) ; par exemple, Jacob Neusner et Tamara Sonn ont publié un livre en 2002 intitulé Comparaison des religions sous l'angle de la loi: le judaïsme et l'islam. Il y a une longue histoire et un grand nombre de règlements pour en faire l'examen, sans parler des philosophies qui sont les principes directeurs, des figures majeures et des changements intervenus dans les temps modernes.

 Mais quand on en vient à l'application de ces lois antiques leur différence est plus simple et plus évidente. Les juifs cherchent à appliquer leur droit seulement à eux-mêmes et les musulmans veulent l’appliquer à tous, depuis l'obligation de respecter leur prophète Mahomet jusqu'à l'interdiction du porc. »

J’ai cru pourtant comprendre qu’en Israël les ultras orthodoxes ne se gênaient pour chercher à imposer leurs « lois antiques » à ceux qui sont laïques …et il en existe en Israël des laïques, je crois même qu’on les qualifie de Sionistes !

J’aimerai bien que l’on m’éclaire un peu à ce sujet ! Un ami d’Israël ne peut se contenter d’à peu prés !

Cédric Métal ·Le sionisme est, je crois appliqué a ceux qui veulent dominer par l'argent, le pouvoir et la manipulation... ils sont opposés aux religieux qui eux appliquent la loi de dieu. Dieu aurait dû donner Israël aux juifs... les religieux reprochent aux sionistes de s'être appropriés par eux même la terre promise par la pleurnicherie, le colonialisme, les armes et le sang... Je ne suis pas un expert mais il me semble que tu t'aventures sur un terrain glissant... La laïcité c'est le remplacement des valeurs fondamentales qui lient un peuple au profit de l'argent, du vice, du libéralisme et de toute valeur malsaine (je ne suis ni croyant, ni pratiquant). Séparation de l'église et de l'état, vatican2 = déliquescence de la nation... "Il faut arrêter de se pencher sur la conséquence mais il faut s'occuper de la cause. L'arbre qui cache la forêt... peut être es tu trop focalisé la dessus Francis."

Francis Neri Tu as certainement raison Cédric et le terrain est probablement "glissant" comme tu le dis. Mais j'ai des amis juifs que se déchirent à ce sujet et cela m'inquiète, car c'est assez récent...enfin à ma connaissance. Moi je suis plutôt ATHEE ...Dieu merci :-) et c'est peut être pour çà que je ne comprends pas.
Israël peut parfaitement s'effondrer à cause de cette division et ce ne serait pas très bon pour nous

 

Cédric Métal · Le monde tournait très bien avant la colonisation du moyen orient... tu penses qu'israel est un rempart ? A quoi ?
Depuis des années les pays occidentaux font s'effondrer les pouvoirs qui tiennent leur peuple... on vit une déstabilisation totale des pays alentours... iraq, lybie, egypte, récemment la tentative contre la syrie...
Tjrs la politique américaine, les petrodollars du Qatar... Israël n'est jamais bien loin... voir... caché derrière...
L'objectif ? Le grand Israël... le soutien inconditionnel des états occidentaux car Israël sera vendu comme dernier rempart...
C'est comme diffuser un virus... (la création de la peur, extrémisme, terrorisme...) pour plus facilement vendre l'antidote... (autoriser les sionistes a occuper plus de terrain et maltraiter les populations occupées).


La suite demain probablement...  :-)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30/09/2013

Le génie sans talent

Chacun a son entrée pour aborder l’analyse d’une problématique et chercher des réponses sinon des solutions à un problème.

Le « problème » de la France, certains l’abordent par l’économie, la finance, d’autres par la culture ou la religion, d’autres par l’écologie ou la démographie, l’immigration etc.   

 Peu importe, cela nous situe et indique souvent d’où l’on parle, qui nous sommes, quelles sont nos représentations, nos peurs, nos compétences.
 
Pour nous, systémiciens,  toutes les entrées se valent. L’essentiel consiste à : « S’élever pour mieux voir, relier pour mieux comprendre, situer pour mieux agir »

Le génie sans un talent organisé n’est pas grand chose. D’autre part, l’organisation de talents multiples qui aillent dans le sens voulu est encore plus complexe. C’est ce que nous apprend, entre autre, l’approche et l’analyse systémique.

Je ne puis m’empêcher de penser, en ce moment clé de l’histoire humaine, à Alexandre le grand. Un génie avec du talent et qui mourut trop tôt sans avoir eu le temps d’organiser le nouvel univers qu’il venait de créer.

Il avait justement comme précepteur Aristote et sa logique.

Dans un passage mémorable de sa « Politique » celui-ci déclare que la tâche, la sienne et celle d’Alexandre, n’est pas de définir la forme idéale de l’Etat, mais de trouver la constitution la mieux appropriée aux collectivités humaines. Il pousse assez loin son souci du réel, consistant simplement à vouloir sans cesse améliorer les choses, disant qu’il est plus facile d’améliorer un Etat que d’en bâtir un autre.

Le génie d’Alexandre a consisté à faire les deux !

Malheureusement cette idée de vouloir faire toujours un peu plus de la même chose,  ce qu’en terme de systémique on appelle un changement de niveau 1 a persisté jusqu’à Descartes qui nous a enfin apprit que le monde n’était pas immuable et qu’une cause ne produisait pas toujours les mêmes effets.

Enfin Einstein et sa vision de la complexité et de la relativité restreinte étendue à notre perception individuelle et collective, nous à fait renoncer …pour certains encore trop peu nombreux, à une vision binaire, Aristotélicienne du monde.

Vive le gris nous dit A. Korsybsky dans son traité de Sémantique Générale et il ajoute : « Le jugement négatif EST le sommet de la conscience »               

Nous sommes au début d’un changement de type 2. Il est semblable à celui de l’époque d’Alexandre et il met en présence les mêmes protagonistes Orient et Occident. Le problème c’est que le principe systémique de rétroaction positive (qui amplifie les phénomènes) s’applique avec une force identique à la pression exercée depuis 2000 ans par l’Occident sur l’Orient.

Ce dernier rétroagit avec force et cette rétroaction n’est ni contrôlée, ni régulée. Personne n’a pensé poser un thermostat capable de faire baisser la pression et de rétablir l’équilibre. L’homéostasie comme dit l’ami Jean Luc !   

L’ère des petits Etats indépendants était révolue au moment de la mort d’Alexandre.

A tous les points de vue, l’Hellade dont la puissance politique s’émiettait de jour en jour, ne pouvait se maintenir devant le nouvel édifice perso-macédonien. La transformation profonde des conditions économiques et sociales exigeait une refonte complète de la constitution des Etats.

Alexandre pensait laisser aux cités helléniques le soin de résoudre les problèmes d’administrations communales, mais en les englobant dans la puissance et l’autorité de son immense monarchie. Celle-ci devait dominer les constitutions locales comme une gigantesque superstructure. Seule la mort d’Alexandre, ou si l’on préfère l’individualisme inhérent au génie hellénique empêchèrent cette œuvre de porter ses fruits.     

 Cela nous rappelle quelque chose n’est ce pas ? Passé, présent et avenir se mordent la queue comme le serpent Ouroboros !

Alexandre voulait la fusion de l’Occident et de l’Asie et d’une certaine façon il y est parvenu, mais elle n’a pas résistée au temps.

Nous pouvons nous demander, aujourd’hui, à quel point cette fusion est encore possible.

Nous Occidentaux avons transformé le monde, il est temps de nous rendre compte que par rétroaction, le monde nous à transformé et que cette circularité des rétroactions risque de nous détruire tous.

Comment dépasser l’ère des Etats, des religions et des émotions (les problèmes religieux ne pouvant plus avoir d’autre norme que le sentiment et l’opinion des hommes), comment aller au delà de nos trois insuffisances de régulation et de contrôle ?

Voilà, selon moi, la nature de l’enjeu ! Et le défi qui nous est adressé aux uns et aux autres !

Voilà ce qu’il me semble vital de débattre partout où nous le pouvons

Francis NERI