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31/10/2013

Un monde multipolaire 1

Vous trouverez ci dessous l'exact contenu d'un échange entre amis d'une actualité brulante sur Face book. Comme c'est un peu long, je l'ai fractionné. Je remercie Cédric et Charles Dalger pour leur sincérité.

Je constate une fois de plus, que ce ne sont pas les informations qui nous font défaut. Ce qui nous manque c'est le courage de comprendre ce que nous savons et d'en tirer les CONSEQUENCES.

Bonne lecture !

Francis NERI

« Il y a une littérature abondante comparant et opposant les lois religieuses du judaïsme et de l'islam (connues, respectivement sous le nom de Halakha et de Charia) ; par exemple, Jacob Neusner et Tamara Sonn ont publié un livre en 2002 intitulé Comparaison des religions sous l'angle de la loi: le judaïsme et l'islam. Il y a une longue histoire et un grand nombre de règlements pour en faire l'examen, sans parler des philosophies qui sont les principes directeurs, des figures majeures et des changements intervenus dans les temps modernes.

 Mais quand on en vient à l'application de ces lois antiques leur différence est plus simple et plus évidente. Les juifs cherchent à appliquer leur droit seulement à eux-mêmes et les musulmans veulent l’appliquer à tous, depuis l'obligation de respecter leur prophète Mahomet jusqu'à l'interdiction du porc. »

J’ai cru pourtant comprendre qu’en Israël les ultras orthodoxes ne se gênaient pour chercher à imposer leurs « lois antiques » à ceux qui sont laïques …et il en existe en Israël des laïques, je crois même qu’on les qualifie de Sionistes !

J’aimerai bien que l’on m’éclaire un peu à ce sujet ! Un ami d’Israël ne peut se contenter d’à peu prés !

Cédric Métal ·Le sionisme est, je crois appliqué a ceux qui veulent dominer par l'argent, le pouvoir et la manipulation... ils sont opposés aux religieux qui eux appliquent la loi de dieu. Dieu aurait dû donner Israël aux juifs... les religieux reprochent aux sionistes de s'être appropriés par eux même la terre promise par la pleurnicherie, le colonialisme, les armes et le sang... Je ne suis pas un expert mais il me semble que tu t'aventures sur un terrain glissant... La laïcité c'est le remplacement des valeurs fondamentales qui lient un peuple au profit de l'argent, du vice, du libéralisme et de toute valeur malsaine (je ne suis ni croyant, ni pratiquant). Séparation de l'église et de l'état, vatican2 = déliquescence de la nation... "Il faut arrêter de se pencher sur la conséquence mais il faut s'occuper de la cause. L'arbre qui cache la forêt... peut être es tu trop focalisé la dessus Francis."

Francis Neri Tu as certainement raison Cédric et le terrain est probablement "glissant" comme tu le dis. Mais j'ai des amis juifs que se déchirent à ce sujet et cela m'inquiète, car c'est assez récent...enfin à ma connaissance. Moi je suis plutôt ATHEE ...Dieu merci :-) et c'est peut être pour çà que je ne comprends pas.
Israël peut parfaitement s'effondrer à cause de cette division et ce ne serait pas très bon pour nous

 

Cédric Métal · Le monde tournait très bien avant la colonisation du moyen orient... tu penses qu'israel est un rempart ? A quoi ?
Depuis des années les pays occidentaux font s'effondrer les pouvoirs qui tiennent leur peuple... on vit une déstabilisation totale des pays alentours... iraq, lybie, egypte, récemment la tentative contre la syrie...
Tjrs la politique américaine, les petrodollars du Qatar... Israël n'est jamais bien loin... voir... caché derrière...
L'objectif ? Le grand Israël... le soutien inconditionnel des états occidentaux car Israël sera vendu comme dernier rempart...
C'est comme diffuser un virus... (la création de la peur, extrémisme, terrorisme...) pour plus facilement vendre l'antidote... (autoriser les sionistes a occuper plus de terrain et maltraiter les populations occupées).


La suite demain probablement...  :-)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30/09/2013

Le génie sans talent

Chacun a son entrée pour aborder l’analyse d’une problématique et chercher des réponses sinon des solutions à un problème.

Le « problème » de la France, certains l’abordent par l’économie, la finance, d’autres par la culture ou la religion, d’autres par l’écologie ou la démographie, l’immigration etc.   

 Peu importe, cela nous situe et indique souvent d’où l’on parle, qui nous sommes, quelles sont nos représentations, nos peurs, nos compétences.
 
Pour nous, systémiciens,  toutes les entrées se valent. L’essentiel consiste à : « S’élever pour mieux voir, relier pour mieux comprendre, situer pour mieux agir »

Le génie sans un talent organisé n’est pas grand chose. D’autre part, l’organisation de talents multiples qui aillent dans le sens voulu est encore plus complexe. C’est ce que nous apprend, entre autre, l’approche et l’analyse systémique.

Je ne puis m’empêcher de penser, en ce moment clé de l’histoire humaine, à Alexandre le grand. Un génie avec du talent et qui mourut trop tôt sans avoir eu le temps d’organiser le nouvel univers qu’il venait de créer.

Il avait justement comme précepteur Aristote et sa logique.

Dans un passage mémorable de sa « Politique » celui-ci déclare que la tâche, la sienne et celle d’Alexandre, n’est pas de définir la forme idéale de l’Etat, mais de trouver la constitution la mieux appropriée aux collectivités humaines. Il pousse assez loin son souci du réel, consistant simplement à vouloir sans cesse améliorer les choses, disant qu’il est plus facile d’améliorer un Etat que d’en bâtir un autre.

Le génie d’Alexandre a consisté à faire les deux !

Malheureusement cette idée de vouloir faire toujours un peu plus de la même chose,  ce qu’en terme de systémique on appelle un changement de niveau 1 a persisté jusqu’à Descartes qui nous a enfin apprit que le monde n’était pas immuable et qu’une cause ne produisait pas toujours les mêmes effets.

Enfin Einstein et sa vision de la complexité et de la relativité restreinte étendue à notre perception individuelle et collective, nous à fait renoncer …pour certains encore trop peu nombreux, à une vision binaire, Aristotélicienne du monde.

Vive le gris nous dit A. Korsybsky dans son traité de Sémantique Générale et il ajoute : « Le jugement négatif EST le sommet de la conscience »               

Nous sommes au début d’un changement de type 2. Il est semblable à celui de l’époque d’Alexandre et il met en présence les mêmes protagonistes Orient et Occident. Le problème c’est que le principe systémique de rétroaction positive (qui amplifie les phénomènes) s’applique avec une force identique à la pression exercée depuis 2000 ans par l’Occident sur l’Orient.

Ce dernier rétroagit avec force et cette rétroaction n’est ni contrôlée, ni régulée. Personne n’a pensé poser un thermostat capable de faire baisser la pression et de rétablir l’équilibre. L’homéostasie comme dit l’ami Jean Luc !   

L’ère des petits Etats indépendants était révolue au moment de la mort d’Alexandre.

A tous les points de vue, l’Hellade dont la puissance politique s’émiettait de jour en jour, ne pouvait se maintenir devant le nouvel édifice perso-macédonien. La transformation profonde des conditions économiques et sociales exigeait une refonte complète de la constitution des Etats.

Alexandre pensait laisser aux cités helléniques le soin de résoudre les problèmes d’administrations communales, mais en les englobant dans la puissance et l’autorité de son immense monarchie. Celle-ci devait dominer les constitutions locales comme une gigantesque superstructure. Seule la mort d’Alexandre, ou si l’on préfère l’individualisme inhérent au génie hellénique empêchèrent cette œuvre de porter ses fruits.     

 Cela nous rappelle quelque chose n’est ce pas ? Passé, présent et avenir se mordent la queue comme le serpent Ouroboros !

Alexandre voulait la fusion de l’Occident et de l’Asie et d’une certaine façon il y est parvenu, mais elle n’a pas résistée au temps.

Nous pouvons nous demander, aujourd’hui, à quel point cette fusion est encore possible.

Nous Occidentaux avons transformé le monde, il est temps de nous rendre compte que par rétroaction, le monde nous à transformé et que cette circularité des rétroactions risque de nous détruire tous.

Comment dépasser l’ère des Etats, des religions et des émotions (les problèmes religieux ne pouvant plus avoir d’autre norme que le sentiment et l’opinion des hommes), comment aller au delà de nos trois insuffisances de régulation et de contrôle ?

Voilà, selon moi, la nature de l’enjeu ! Et le défi qui nous est adressé aux uns et aux autres !

Voilà ce qu’il me semble vital de débattre partout où nous le pouvons

Francis NERI

24/09/2013

Trop nombreux !

Il y a une quarantaine d’années, dans la décennie 70, nous étions quelques uns  à dénoncer la fuite en avant de l’explosion démographique car elle servait les intérêts du grand capital et seulement ses intérêts.

Il fallait faire des enfants pour payer nos retraites et consommer toujours plus pour absorber la production des biens et des services. Bref nous nous nourrissions de l’expansion qui aujourd’hui nous tue car nous n’avons rien apprît de nos erreurs malgré les cris d’alarmes d’institutions comme le club de Rome (Halte à la croissance) ou de sentinelles comme Yvan Illich.

Celui-ci dans son « village planétaire » nous mettait en garde contre l’explosion démographique qui, disait-il, durerait le temps que mette le « grand capital » à remplacer les hommes par des machines et qu’à ce moment là il n’y aurait plus que deux classes sociales : celles des élites mondiales et celles de leurs serviteurs : super techniciens, chercheurs  artistes, etc. Le « reste » servirait tout au plus un moment comme banque d’organes, le temps d’inventer des organes de remplacement artificiels. 
Je me souviens exactement à quel moment c’est faite pour moi la prise de conscience qu’Illich avait raison. On discutait ferme au sujet de la retraite et de savoir comment il faudrait la financer. J’avais écrit un article dans un « journal » qui à l’époque, acceptait de diffuser mes « élucubrations ».

Je soutenais que puisque le travail humain diminuait dans la production d’un produit ou d’un service, et que les machines ne payaient pas de cotisations retraites, il fallait « modifier l’assiette » de l’imposition. Bref faire payer les machines et surtout les produits financiers, au fur et à mesure du « désengagement » des travailleurs.

Je fus d’ailleurs assez d’accord à cette époque sur la réduction du temps de travail, sans être sur le partage qui me parait, aujourd’hui encore, un non sens. Les hommes pour moi ne sont pas interchangeables, de même que leurs compétences.

Je suggérai également mes premières approches « systémiques » de régulation, de contrôle et de sanction concernant : la démographie, l'immigration, la production et l’exploitation des ressources (en particulier non renouvelables), la finance internationale, l’affectation des richesses produites.  
Inutile de vous dire que, plus jamais « ils » n’ont accepté mes articles !

Nous payons aujourd’hui le prix de notre « innocence ». Les grenouilles que nous sommes commencent à avoir très chaud dans leur chaudron et si certaines s’en sont à titre personnel, déjà extraites, un grand nombre va périr ébouillantées.

Et "eux" auront donc eu raison. « Vous avez gagné Monsieur » dit le lutteur à Astérix !        

Suivez ce lien. Il  nous dit des « choses » que nous ne pouvons plus ne pas prendre en considération, même si nous sommes encore sceptique, même si nous hésitons encore à appréhender l’horreur de cette éventualité, car on fond de nous mêmes, nous voyons bien qu’à deux ou trois milliards d’humains sur la planète, nous vivrions un peu mieux !  Le tout réside dans le "comment" y parvenir.  

http://www.syti.net/GuerreSociale.html

Francis NERI

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