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19/06/2015

Le démantèlement de l’Etat social.

« La politique néolibérale, fondée sur une vision étroite de l’économie, a pour objectif de détruire tous les collectifs (Etat, associations, familles), pour permettre à ses forces de s’exercer en toute liberté »
Pierre Bourdieu

Je considère cette perception et interprétation du « libéralisme et de la mondialisation « libérale » comme erronée. Une résurgence de la « lutte des classes » et de « l’internationale communiste ».

Ce qui devrait être « démantelé », c’est l’extension de l’État social à ceux qui n’ont pas participé à sa construction.
Par exemple il n’est pas « sain » d’accepter que ceux quoi n’ont jamais versé au fond du système par répartition des retraites en tirent bénéfice, que ceux qui n’ont jamais rien versé dans les caisses de « sécurité » sociale soient soignés sans bourse déliée etc.

Le néolibéralisme se moque de qui paie pourvu que TOUS consomment. Et les hypocrites de gauche comme les « Bourdieu », dont s’inspirent les Hollandes et consorts, les prédateurs de droite comme les « Sarkozy », que je renvoie dos à dos, se moquent des réalités quotidiennes auxquelles les Nationaux de base ont à faire face.

Ils sont donc des alliés objectifs et l’islam est leur arme de guerre !

Le « vrai » problème est ailleurs ! S’il est exact que la politique « marchande » actuelle de l’Empire Anglo-saxon a intérêt à « détruire tous les collectifs et l’Etat social pour s’exercer en toutes libertés », ce n’est pas en ouvrant nos portes à la prolifération démographique du tiers monde et en l’implantation sur nos sols d’une culture guerrière et conquérante que nous y parviendrons… bien au contraire.

Seul un « Etat stratège souverain » peut nous sortir de l’impasse dans laquelle nous ont conduit tous les apprentis sorciers de droite comme de gauche.

C’est cette idée première que je retiens dans le projet de gouvernance de Marine Le PEN et du FN/RBM qui s’exprime très bien dans son opposition au TAFTA et dans la nécessité de stopper l’immigration non désirée.

Il s’agit tout simplement d’imposer la notion de régulation, de contrôle et de sanctions, à commencer par l’immigration, la démographie, l’économie, les finances et pour cela retrouver notre souveraineté nationale.

Peu importe donc les divergences actuelles au sein de ce parti, qui ne sont que des conflits d’intérêt et de personnes, tant que sera maintenu le Projet garantissant le bien commun « des conquêtes sociales » à partir d’un « libéralisme » recentré vers l’Humain et pour l’Humain au sein de SA niche écologique, sociale, économique et culturelle.     

Francis NERI
19 06 15

 

 

29/05/2015

Mémoire « est » identité !

Invité le 17 mai sur Radio J, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS a déclaré : « Je ne sais pas ce qu’est l’identité française, je connais l’identité de la République ». L’aveu est sans bavure, confirmant ce que nous écrivions dans le précédent éditorial : « La République, pour nos hommes politiques, n’est plus française, elle EST, tout simplement. »

Ainsi, il n’est même plus besoin des royalistes pour opposer la république à la France : les républicains s’en chargent désormais tous seuls !
La République aurait une identité, la France n’en aurait pas, elle serait même le seul pays au monde à ne pas en avoir, car les socialistes, qui sont par ailleurs de forcenés communautaristes, reconnaissent évidemment une identité à tous les autres peuples, à toutes les autres cultures, à partir du moment où il ne s’agit ni de la culture ni du peuple français. « Allez donc visiter le Mont-Saint-Michel ou le château de Versailles, cela vous donnera un début d’idée », a rétorqué Marion Maréchal-Le Pen à Cambadélis... Mais comment pourrait-il reconnaître la France dans sa dimension royale et catholique ? Elle n’est pas le fruit d’une motion du parti socialiste...

Oui, depuis deux siècles, nos « républicains » patentés ont du mal avec la France, ce qui est logique puisque la république a été fondée sur le rejet de dix siècles d’histoire et d’identité françaises.
Anticipant la formule de Brecht, n’a-t-elle pas cherché à « dissoudre le peuple pour en élire un autre » ? C’est-à-dire, plus exactement, à en modeler un selon ses vues en éradiquant toute trace de l’ancien par le sang, le feu et des destructions patrimoniales qui n’ont rien à envier à celles opérées par l’Etat islamique ?
……
François Marcilhac –
L’Action Française 2909

26/05/2015

Illusions

Après la chute de l’URSS, certains ont cru également dans la fin du monde bipolaire, comme aujourd’hui nous semblons, en France en particulier, croire en la fin du bipartisme.
Sans vraisemblablement trop bien l’appréhender, Fukuyama nous a vendu « La fin de l’Histoire » c’est à dire un seul système et un seul monde.

De son coté, Huntington s’essayait au choc des civilisations !

A première vue, c’est Huntington qui aurait gagné. Le Nord, c’est à dire  l’Occident Américain en complicité avec  la frange dominante des pays émergents : le Qatar et l’Arabie Saoudite par exemple est bien en lutte contre le Sud.
A l’opposition Est-Ouest s’est succédé l’opposition Nord-Sud. 

C’est la « singularité islamiste » qui a relevé le gant. Elle échappe à cette mondialisation unificatrice qui semble avoir réussie sur une partie seulement de la planète …et encore en ce qui concerne l’Europe, ce n’est pas gagné pour les Américains.      

Le monde Occidental apparaît donc divisé. Il a le doute au creux des reins.  Pendant ce temps le Sud se transforme en « monde musulman fondamentaliste » et sa force, comme sa conviction  augmente de jour en jour.

La force du Nord ne viendra pas de la mondialisation, mais de ses profils démographiques, culturels et intellectuels.

Nul besoin comme le fait l’Empire Américain de se créer des ennemis ; d’une part en détruisant tous les régimes arabo-musulman laïques et d’autre part en poursuivant une politique anti Russe comme c’est encore le cas en Ukraine.

Il n’y aura qu’une seule façon de combattre l’Etat Islamiste en cours de mondialisation, c’est de structurer toutes les oppositions Occidentales autour de l’idée que la Russie, la Chine, Israël etc… sont dans cette affaire nos alliées.
Quitte pour les Américains une fois le problème de notre « ennemi extérieur commun » réglé, de continuer à rivaliser avec la Russie si çà les amuse de croire encore à un monde unipolaire uni autour de l’Empire US. 

Le nord civilisé s’il ne veut pas subir le sort de Rome doit se mettre à l’abri des barbares du Sud. Pour cela, il doit d’abord retrouver la fierté de ce qu’il fut et de ce qu’il fit et, accessoirement, sa prétention à l’Universel.

Francis NERI
26 05 15