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Systémique et complexité - Page 56

  • Réguler et contrôler

    L’Homme est encore physiologiquement dans la minorité de son âme. 

    Quel que soit son Dieu, il l’a fait imparfait en lui faisant comprendre qu’il ne tenait qu’à lui de s’améliorer en créant des passerelles entre ses émotions et sa raison, entre son néo cortex et son système limbique.

    Le libre arbitre ce doit être çà !

    En résumé, nous dit Mac Lean, le cerveau est composé de trois parties : le cerveau reptilien, limbique, et le néo-cortex. Ce triptyque correspond aussi à la façon dont notre esprit est construit. C’est le modèle du cerveau triunique qui s’est constitué ainsi au cours de quelques millions d’années d’évolution.

    Nous pouvons comprendre cela, même si nous ne pensons pas tous que c’est l’œuvre de notre Dieu. Même si nous pensons que Dieu n’a rien à voir à l’affaire que c’est le « Hasard et la nécessité » et qu’aucun « projet » n’est inscrit nulle part.

    Bien sur çà ne fait pas l’affaire des Musulmans et des penseurs « Aristotéliciens » qui affirment avec conviction que tout est créé une bonne fois pour toute. 
    Mais peut être que si nous leur expliquons bien, avec conviction et preuves scientifiques à l’appui ils finiront par comprendre. Sinon nous ferons sans eux !

    Une fois ce principe élémentaire de responsabilité admis, la « complexité » du monde devient plus accessible et se résume à un unique concept : insuffisance de régulation et de contrôle et ce à trois niveaux : individu, groupe, espèce.

    Manifestement la « Nature » ne peut plus grand-chose pour nous, sinon nous « réguler » avec une extrême rigueur ce qu’elle a probablement commencé à faire, en guise d’avertissements. 
    C’est normal, puisque « elle », « Dieu », « Personne » ou quelqu’un de la famille nous laisse nous auto-organiser ; même si cette auto-organisation nous est inaccessible et qu’il faudrait attendre encore quelques millions d’années pour qu’émerge l’Homo sapiens enfin capable de mettre en cohérence ses émotions et sa raison.

    Nous voyons bien par exemple que l’autorégulation çà ne marche pas, car si cela était, la « crise des subprimes » ne serait jamais advenue. 
    D’autant plus que rien n’a changé et que pour les marchés financiers c’est reparti de plus belle, comme si rien ne s’était passé.

    Et inutile d’insister sur les conflits « religieux » actuels, çà se passe de commentaires.

    Sans vouloir se prendre pour Dieu, ce que lui-même s’interdit semble t’il, notre science et notre technologie encore « sans conscience », nous permet de nous auto détruire et de détruire la planète par la même occasion et il ne manque pas de prétextes pour cela.

    Bref nous « avons les moyens » de vivre en enfer ou au paradis terrestre. Le libre arbitre quoi !

    Une fois l’idée de régulation et de contrôle admise, il faut dire ce que l’on entend par cela, ce qu’il est absolument nécessaire de réguler et de contrôler, à quels niveaux il faut le faire et comment.
    Il me parait par exemple nécessaire de réguler et de contrôler au niveau local, national et mondial (individu, groupe, espèce) :

    Les finances
    L’économie
    La démographie
    L’Education et la Socialisation
    Les matières premières
    La production et l’affectation des richesses.

    Et mettre en place un système de gouvernance lui-même régulé, contrôlé et sanctionné par les peuples !

    Il n’y a plus qu’à !

    Francis NERI
    01 02 15

  • Réguler, contrôler, remédier.

    Au delà des gouvernants et des gouvernances...il y a les peuples. Alain Persat pense que les peuples sont suffisamment adultes pour prendre eux mêmes leur destin en charge.
    "Soit nous faisons confiance aux gens en les supposant suffisamment murs pour construire entre eux une société pacifique et libre, dans ce cas ils ne se choisiront pas des chefs mais des projets et nommeront ou éliront pour cela des compétences pour les réaliser de façon bien contrôlée.
    Soit nous ne leur faisons pas confiance dans ce cas l’autorité d’un chef est nécessaire et les peuples seront soit en révolte soit en soumission à ce chef, ma réussite dépendant uniquement du hasard et de l’honnêteté ou de la roublardise de ce chef.

    Cette seconde solution est exactement la situation actuelle dont nous déplorons les résultats. Alors je préfèrerais tenter la première solution. Car je ne vois pas comment cela pourrait être pire que le suicide collectif actuel.
    La réalité nous fera certainement la surprise de mélanger les deux ! "
    ....

     Je souhaite effectivement une surprise ! Mais Je suis assez incrédule !!

    Du coup çà me fait penser à mes amis Arméniens et à leur martyre qui s'oublie comme tous les martyres et je me demande ce qu'ils en pensent ! 

    Situé en actuelle Turquie, prés de la frontière Syrienne, Mardin est une ville chère aux chrétiens. Dés le III e siècle vivaient là des Syriaques parlant la langue du Christ (l'araméen).
    Au XIX siècle, sous l'occupation Ottomane (encore eux), la moitié des ses habitants y priait encore Jésus et la vierge Marie plutôt qu'Allah. parmi eux, 8 000 Arméniens. Qui seraient, à partir de Pâques 1915, arrêtés, chassés, déportés, violés, massacrés- comme des centaines de milliers de leurs frères, victimes du premier grand génocide du XXe siècle.

    Alors les peuples ...et leurs chefs, sont ils prêts à se comporter en adultes ou faut il, dans la minorité de leurs âmes, les conduire avec fermeté sur les chemins de la régulation, du contrôle et de la rémédiation ?

    Francis NERI
    29 01 15

  • Charlie Hebdo

    L’émotion laissant progressivement place à l’analyse, il est temps d’observer l'Evènement Charlie Hebdo avec un peu de recul.

    Socialement, l’analyse systémique consiste à se représenter un individu, un groupe comme un système, orienté vers un but et en interaction dynamique avec d’autres systèmes- individus, d’autres groupes-systèmes qui forment des ensembles-systèmes (les nations).
    Ces nations-systèmes sont elles-mêmes orientées vers un but et en interaction dynamique …de plus en plus dynamique et de moins en moins orientées vers un but commun.
    Pour se faire une idée (prospective) de ce qui se passe ou de ce qui peut se passer si nous laissons les interactions se dérouler sans régulation et sans contrôle, nous devons observer les interactions et les rétroactions entre les systèmes, distinguer celles qui « chauffent » les systèmes et risquent de les faire exploser.
    Nous aurons alors une chance de pouvoir agir en amont d’un événement pour le prévenir. 
    Ce qui peut paraître complexe à réaliser pour un individu isolé est accessible pour un groupe, aisé pour une nation et enfantin pour un « ensemble » mondial surfant au sommet des nations.

    Appréhender correctement « ce qui se passe » permet d’agir pour ne pas réagir !

    Pour ce qui concerne l’événement « Charlie hebdo » ce ne fut pas le cas. Il était aisé même pour un individu isolé de « prévoir » qu’une telle tragédie allait se produire.
    Nous pouvons donc légitimement nous demander pour quelles raisons le pouvoir actuel a laissé se dérouler l’événement sans intervenir en amont pour le stopper alors que l’issue était prévisible ? Et même constater qu’au final c’est à lui qu’il profite !
    Et ce constat est terrible !
    Le pouvoir actuel n’a probablement pas « organisé » cet événement mais nous pouvons penser non sans inquiétude qu’il l’a laissé s’organiser et qu’il l’a géré avec habileté et à son avantage.

    La cote de popularité du président augmente de 21 points, et celle de Manuel Valls, de 17 points. Elle va atteindre des sommets…il ne leur reste plus qu’à durer et nous faire oublier le chômage, l’économie à la traîne, l’insécurité, le désastre de l’UE, la mondialisation prédatrice etc…

    Et remettre çà en 17 !

    Sommes-nous tous d’accord ?

    Francis NERI
    22 01 17