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16/04/2015

Dissociété

« Pourquoi et comment des millions d’individus persuadés que la coopération solidaire est cent fois préférable à la compétition solitaire restent-ils impuissants à refonder sur elle leur système économique et politique ? »
Jacques Généreux

Beaucoup d’acteurs et de commentateurs du débat public conçoivent encore l’enjeu des élections avec la grille de lecture ancienne et totalement obsolète.

Ainsi, on opposait :

  • une droite plus soucieuse de réalisme économique et de la performance des entreprises à une gauche plus préoccupée par la redistribution et les droits sociaux ,
  • une droite survalorisant la sécurité et privilégiant la répression de la violence, à une gauche plus attachée à la prévention et à l’éducation ;
  • une droite fidèle à la Ve République et une gauche aspirant à une démocratie plus parlementaire et participative,
  • une droite visant une Europe plus libérale face à une gauche en quête d’Europe sociale.

L’alternative en jeu dans l’élection opposerait donc deux conceptions différentes de l’efficacité économique, de la sécurité publique, de l’Europe et de la démocratie, deux chemins différents en quête de finalités au fond similaires.

En réalité le projet idéologique et la pratique politique est devenue identique à droite comme à gauche.

La nouvelle gauche de Manuel Valls comme la droite  « nouvelle » que Nicolas Sarkozy comme Alain Jupe veulent mettre sur les rails :

Détruisent les perspectives de progrès économique.
Maximisent l’insécurité, en ouvrant largement nos frontières, menacent la paix civile, en laissant prospérer l’Islam en France.
Pérennisent  un  projet européen prédateur, nous imposent une mondialisation incontrôlée
et bafouent la démocratie.
Ne visent plus une démocratie de marché efficace qui respecte les normes environnementales et les droits du travail, qui surmonte les tensions sociales par la prospérité générale,
Visent une « dissociété » des individus livrés à la guerre économique, privés de tout pouvoir pour orienter collectivement leur destin, disciplinés par la peur ou la pression morale de leur « communauté », au prix d’une restriction croissante des libertés publiques.

La nouvelle gauche est particulièrement dangereuse pour une raison  insidieuse et redoutable : elle a en partie gagnée la bataille éducative, culturelle, la bataille des idées et des valeurs, au point que nombre d’élites à droite adhèrent désormais au multiculturalisme, à la « bien pensance » et au mépris de soi.  

Il s’ensuit un brouillage complet du clivage gauche - droite qui transforme l’élection présidentielle :

En compétition des personnalités
Et non plus en engagement sur des projets politiques

Et qui nourrit l’abstention.

Là se trouve une source essentielle de la défection des classes populaires qui font un constat sans concession : « un appauvrissement des pauvres des pays riches et à un enrichissement des riches des pays pauvres » ainsi que le démontre Jacques Sapir dans son ouvrage « La Démondialisation ».
Le peuple de France a parfaitement compris que la « mondialisation heureuse » était un mythe.

Et qu’aujourd’hui ce ne sont plus des projets industriels qui sont mis en concurrence, mais des modèles sociaux et environnementaux    

Ce qu’il réclame, et c’est la raison pour laquelle il se retrouve de plus en plus souvent dans le projet du Front National, ce n’est pas le Nationalisme et l’affrontement des nations, il réclame de la DEMOCRATIE, c’est à dire l’indépendance nationale, car si vous n’avez pas d’indépendance nationale, vous n’avez pas de démocratie.
La démocratie signifie le pouvoir du peuple souverain, c’est ce que propose le Front National : le retour au peuple souverain.

Nous sommes loin de la préservation de l’Union européenne et du Traité Transatlantique.   

Francis NERI
16 04 15

 

 

19/01/2015

A la recherche de la Nation.

« Les chefs d’Etat et de gouvernement ont des comptes à rendre à leur peuple. Les hauts fonctionnaires nommés à Bruxelles ou à Francfort ne connaissent pas les affres de l’élection. Ils n’ont pas la légitimité démocratique. Ils se parent des vertus de l’intérêt général européen en dénigrant les égoïsmes nationaux, mais ces égoïsmes nationaux sont sanctifiés par le suffrage universel qui est la base de nos régimes démocratiques. Cette querelle est aussi vieille que l’Europe, mais elle a pris une nouvelle ampleur depuis le milieu des années 80 et l’acte unique européen.

L’idéologie libérale du moins d’Etat en vogue dans le monde entier est devenue le dogme bruxellois qui a fait reculer la politique au profit d’une régulation par le droit et le marché. Ce dogme libéral a explosé au soir de la crise de 2008

Les Etats ont semblé reprendre la main.

Et puis les mois ont passé. Bruxelles a repris du poil de la bête au nom des grands principes et des grands sentiments. La commission a tancé Paris pour sa politique d’expulsion des Roms. Les Français ont fulminé, ont sorti l’étendard mité de leur souveraineté nationale, mais ont cédé. Ils ont modifié la circulaire sur les Roms, qui sont revenus. Les partisans des principes et des droits européens ont triomphé. Mais les Etats ont montré une fois encore au peuple leur incapacité à protéger leurs citoyens. En des temps lointains ou le Marxisme était une idéologie à la mode, on n’ignorait point que le droit n’était souvent que le reflet de rapports de force d’un moment historique. »

Eric Zemmour
Le bûcher des vaniteux
5 janvier 2011

Petite synthèse

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont des comptes à rendre à leur peuple.

Les hauts fonctionnaires nommés à Bruxelles ou à Francfort n’ont pas la légitimité démocratique

Le suffrage universel est la base de nos régimes démocratiques. L’acte unique Européen.

Les Etats ont montré une fois encore au peuple leur incapacité à protéger leurs citoyens

Le dogme bruxellois a fait reculer la politique au profit d’une régulation par le droit et le marché

Et observations

La régulation par le droit et le marché est un rêve pour les innocents et une escroquerie pour les marchands. Je dirai plutôt qu’il s’agit d’auto régulation par les prédateurs du marché et les contrevenants au droit. Et l’auto régulation çà ne marche pas surtout celle ci, qui n’obéit à aucune forme d’éthique, ni au droit des peuples à disposer d’eux mêmes.

Il faut donc retrouver notre souveraineté, nos frontières, redonner le pouvoir au peuple, modifier le modèle républicain et donc la constitution …à nous de dire comment et avec qui !

Francis NERI

19 01 15

 

29/12/2014

Problématique

La première signification de la notion de système c’est que ses éléments, étroitement reliés, chacun orienté vers un but, interagissent entre eux.

L’analyse systémique étudie les éléments du système, qui sont eux-mêmes des sous systèmes, afin d’appréhender les buts individuels dans l'objectif de les rendre cohérents entre eux afin d’orienter le système qui les englobe vers une finalité commune.   

Ces éléments sont donc interdépendants. Mais au sein par exemple d’une organisation, qui est un système comme un autre, ses éléments ne poursuivent pas toujours le même but, ce qui rend ingouvernable cette organisation « désorganisée » et chaotique.
L’analyse systémique commence par l’identification des éléments « acteurs » et « moteurs » d’un système c’est la phase d’observation.
Par exemple si l’on veut observer les éléments moteurs du système politique français de gouvernance afin de déterminer l’avenir du pays, il va falloir faire un choix et distinguer les systèmes les plus signifiants : les principaux partis, mais aussi les principales institutions (justice, éducation, police, médias etc.…) et jeter un œil sur les systèmes externes…l’UE, la Russie, l’Amérique etc.… ! 

Nous percevons déjà la première complexité car si nous voulons examiner un ensemble « en mouvement » et en interaction nous allons devoir traiter une masse d’informations considérables. Il va nous falloir faire des choix et ne traiter que les sous-systèmes ayant déjà produits une « information » vérifiée et « utile » (méthode baysienne : L'inférence bayésienne est une méthode d'inférence permettant de déduire la probabilité d'un événement à partir de celles d'autres événements déjà évaluées).

Ensuite, nous avons à examiner les « relations » entre les sous systèmes et percevoir quels sont leurs buts, vérifier la compatibilité avec les buts de l’ensemble afin de « remédier » en aval (prospective) aux dysfonctionnements inévitables.
La troisième étape consistera à modéliser une gouvernance acceptable pour tous …et la mettre en œuvre dans la quatrième !

Le moment de crise mondiale que nous subissons est propice à cette forme d’analyse et au renversement de la gouvernance actuelle.

Pour ma part, après avoir fait une première analyse…et il faut savoir qu’il faut la refaire en permanence…j’en suis sorti épouvanté …j’ai recommencé, remplacé des informations par d’autres plus récentes et dont le « signal » signifiant semblait plus « faible »…alors j’ai adhéré au Front National en espérant promouvoir cette approche en son sein…lui seul à mon sens peut parvenir à résoudre l’équation …à la condition expresse  que la cohérence des buts soit acquise et qu’elle perdure jusqu’à la victoire… au moins.

Il faudrait donc prescrire les comportements qui sont contraires à ceux qui créent les blocages.
Dans le cas contraire, et c’est un peu ce qui se passe en ce moment, ce parti comme les autres ira à l’échec et il en sera terminé de notre « système » : les mondialistes, les multiculturalistes, les immigrationistes, les atlantistes, les gauchistes et les islamistes auront gagné !

Une autre organisation sortira du chaos…mais pas la nôtre !

Si quelqu’un parmi vous à de l’influence auprès de Marine Le Pen qu’il fasse passer le message…çà urge !


Francis NERI
29 12 14