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06/03/2018

La grande désintégration

Maintenant on sait. On sait que Mai 68 n'était qu'une ruse de l'histoire. On sait que le marxisme emphatique des jeunes révolutionnaires n'était qu'une manière détournée de faire le jeu du marché. On a lu Régis Debray, dès 1978, et Luc Ferry, au milieu des années 1980. Avant eux, l'Américain Christopher Lasch, et tous les autres depuis. On sait que la «crise de civilisation» diagnostiquée alors par Georges Pompidou était surtout une mutation du capitalisme, qui passait d'un système fondé sur la production, l'industrie et l'épargne, à une économie basée sur la consommation, les services et la dette.

On sait que même la «grève générale», rêve séculaire de tous les syndicalistes, a été noyée sous les augmentations de salaires - bientôt dévorées par la dévaluation du franc et l'inflation - et le retour de l'essence dans les stations-service pour les départs du week-end de la Pentecôte.

On sait que le talent du slogan travaillé dans les ateliers de la Sorbonne s'est reconverti dans les agences de publicité. On sait que la libido des étudiants de Nanterre qui voulaient aller dans le dortoir des filles s'est transmuée en pulsion de consommation. On sait que leur universalisme utopique a fait le lit du marché mondial des capitaux et des marchandises.

On sait que leur antiracisme généreux a forgé dans l'ouest de l'Europe des sociétés multiculturelles où chacun suit sa coutume, ses racines, sa loi religieuse. On sait que l'austérité virile des militants maoïstes a été subvertie et vaincue par le féminisme hédoniste du MLF et des mouvements «gays».

On sait que Mai 68 a commencé avant mai 1968. A Vatican II, avec la chute de la pratique du catholicisme. Ou en cette même année 1965, avec la fin du baby-boom démographique. Ou en 1967, avec la légalisation de la pilule. Ou avec les émeutes raciales de Los Angeles ou les manifestations contre la guerre du Vietnam, ou l'émergence du «politically correct», la défense véhémente des minorités.

On sait que Mai 68 n'a pas été seulement français, mais occidental (Italie, Allemagne, Etats-Unis), et même européen (Prague) et même mondial (Mexique). On sait que Mai 68 a été cependant la voie française pour fermer le ban de l'histoire révolutionnaire du pays en faisant une ultime révolution pour rire. Une dernière révolution mais sans mort ou presque. Une révolution faite au nom du peuple par les fils de la bourgeoisie. Comme 1789 et 1848. Et, comme d'habitude, disait déjà Marx à propos de 1848, l'histoire se répète, la première fois en tragédie, et la seconde en farce.

Mai 68, ce fut farces et attrapes.

Le général de Gaulle avait joué le rôle de Richelieu et celui de Louis XIV ; les rebelles de la Sorbonne jouèrent donc aux enragés de 1793. La cible était idéale. De Gaulle, c'était tout à la fois le dernier père avant les papas poussettes, le dernier chef avant les managers, la dernière incarnation de la nation avant la dissolution de la nation, le dernier homme avant les adolescents féminisés.

La cible était parfaite et peu importe qu'elle ait elle-même préparé le terrain, par de nombreuses mesures «émancipatrices», à ceux qui allaient le renverser. Sa mort, en 1970, était concomitante de la loi qui mettait un terme à la puissance paternelle dans la famille.

Balzac avait dit que la mort du roi sur la guillotine avait été la mort de tous les pères. L'histoire repassait les plats avec la mort de De Gaulle. Les pères n'étaient plus que des papas, et les papas, que des secondes mères. La famille patriarcale passait sous le règne du matriarcat, dont les hommes s'échappaient, par le corps (explosion du nombre des divorces ou des familles monoparentales) ou par l'esprit. L'égalitarisme révolutionnaire passait partout, entre les hommes et les femmes, mais aussi entre les parents et les enfants, même entre les différentes sexualités. Il était interdit d'interdire. Tous égaux, tous sujets, tous dotés de droits.

On n'était plus une famille, avec un père, une mère et des enfants, mais «on faisait famille» avec des individus égaux en droits, aux sexualités diverses. La famille n'est plus le lieu de la transmission, d'un héritage culturel et matériel, mais le lieu de l'épanouissement des individus. C'est là où les nécessités du marché (devenir un consommateur) rejoignent les anciens fantasmes révolutionnaires (détruire la famille bourgeoise). Là où les libéraux s'allient aux libertaires. Là où les mouvements féministes s'allient aux mouvements homosexuels, devenus «gays». Là où les minorités sexuelles s'allient aux minorités ethniques. Avec un ennemi commun: le mâle blanc hétérosexuel occidental.

Un des slogans de Mai 68 était: tout est politique. Ils ne parlaient pas en l'air. Tout: famille, école, Eglise, parti, syndicat, sexe, nation, toutes les structures hiérarchiques et verticales seraient subverties et renversées. Mises à bas. Toutes les identités seraient remises en cause. Au nom de la liberté, on n'avait que des droits. Au nom de l'égalité, la société n'avait que des devoirs. Au nom du marché, on était un individu roi à qui il était interdit d'interdire. Mais, au nom de l'ancienne vulgate marxiste, nous sommes tous des «damnés de la terre» qui devront faire rendre gorge à notre ancien maître: le père, le prof, le patron, le prêtre, le ministre et, plus largement, l'homme, le blanc, le Français. La majorité est sommée de s'incliner et de se soumettre aux minorités.

La redécouverte dans les années 1980 de Tocqueville, considéré comme un horrible aristocrate libéral par les révolutionnaires marxistes des années 1960, permettait de retourner l'antique malédiction des démocraties: puisque Tocqueville avait bien vu que le danger était la dictature des majorités sur les minorités, il fallait empêcher par tous les moyens cette tyrannie majoritaire. Au nom des droits de l'homme, on donna donc aux juges le moyen de contenir la moindre contrainte, la moindre «discrimination» de la moindre minorité. La démocratie n'était plus le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple, mais le pouvoir du juge, au nom du droit, pour les minorités. Le résultat ne se fit pas attendre: au nom de la nouvelle religion des droits de l'homme, le principe sacré de «non-discrimination» affirmait la tyrannie du juge et des minorités. On appelait cela avec emphase «l'Etat de droit».

Les anciens révolutionnaires qui avaient retenu de Marx que le droit en général, et les droits de l'homme en particulier, n'était que l'arme de la bourgeoisie pour affermir son pouvoir et contenir les assauts du prolétariat, retournèrent leur veste avec maestria et devinrent les défenseurs les plus forcenés des droits de l'homme. C'était leur nouvelle religion séculière après le communisme. Après la défense du prolétariat, la défense des minorités. Après la lutte contre le capitalisme, la lutte conte le néocolonialisme. Après le communisme, l'antiracisme. Religion dont ils devinrent les nouveaux prêtres. La religion avait changé, mais les bûchers de l'Inquisition étaient allumés par les mêmes. Les fascistes d'avant étaient seulement devenus les racistes d'aujourd'hui.

La pensée conservatrice affirme depuis longtemps qu'une nation n'est qu'une famille de familles. Il était inéluctable que la désagrégation de l'une entraînât celle de l'autre. Le constructivisme né dans les cerveaux des théoriciens français - Deleuze, Guattari, Foucault - nous revenait auréolé de son passage dans les campus américains des années 1960. Rien n'était naturel, tout était social. Rien n'était biologique, tout était culturel. C'était la victoire absolue de l'existentialisme de Sartre. On ne naît pas femme, on le devient. Ou pas. On ne naît pas homme, on le devient. Ou pas. On ne naît pas français, on le devient. Ou plus.

Tous les instruments de l'assimilation - prénoms, vêtements, langue, école, histoire, culture, cuisine -, qui avaient permis l'intégration de générations d'immigrés venus de toute l'Europe, étaient rejetés au nom du respect des cultures et du prestige de la «diversité». Là encore, la conjonction très française de la liberté et de l'égalité, du libéralisme mais aussi de l'ancienne vulgate marxiste, faisait des ravages. Libres de suivre et d'imposer sa culture d'origine, sa tradition, sa religion, même si elle vient en contradiction avec la culture dominante de la France ; mais égaux, au nom du scrupuleux respect du principe de «non-discrimination».

Cette double injonction est destructrice de la nation, qui n'est plus qu'un territoire sans passé où cohabitent des communautés diverses, au nom d'un «vivre-ensemble» oxymorique. Mais c'est bien l'objectif. Daniel Cohn-Bendit disait, bien des années après ses «exploits» de Mai 68: «Le peuple français n'existe pas ; et la notion même de peuple n'existe pas.» Le véritable héritage de Mai 68 est sans doute là, dans cette destruction voulue, pensée, imposée, des individus, des familles, des peuples, des nations. Ce nihilisme anarchisant s'épanouit au nom d'un universalisme totalitaire hérité du marxisme, marié avec le libéralisme de marché et qui n'a plus comme objectif de sacrifier la bourgeoisie sur l'autel du prolétariat, mais les peuples européens sur l'autel du métissage généralisé.

Mai 68 a gagné depuis longtemps. Les rebelles sont devenus le pouvoir. Un pouvoir qui se prétend toujours rebelle. Et qui traite toujours ses opposants de conservateurs. Alors que les conservateurs, ce sont eux. Mais la révolte gronde. Elle est disparate, éclatée, divisée. C'est le succès de la Manif pour tous, en 2013, contre le mariage homosexuel. C'est le réveil d'un catholicisme identitaire qui a compris le danger de l'islam. Mais c'est aussi, dans les banlieues, un patriarcat islamique souvent virulent, et parfois violent, porté par les «grands frères», qui se vit en opposition avec le féminisme de leur société d'accueil.

C'est même, sans qu'elles le comprennent elles-mêmes, la montée en puissance d'un néopuritanisme féministe qui, au nom des droits des femmes, remet en cause l'hédonisme libertin des anciens soixante-huitards, qu'ils soient producteurs de cinéma, photographes ou politiques. C'est enfin, à l'est de l'Europe, la coalition de peuples qui entendent bien sauvegarder tout à la fois leur cohérence nationale et leurs racines chrétiennes.

Toutes ces révoltes ne se valent pas. Elles sont même souvent antinomiques, et même adversaires. Elles sont toutes le produit de la désagrégation des sociétés occidentales depuis Mai 68, de toutes les identités, individuelles, familiales, religieuses, et nationales.

Sur les ruines de Mai 68, il faudra un jour reconstruire.

Eric Zemmour

02 03 18

27/02/2018

Avantage à l’athéisme ?

Il ne possède pas de dogme, qui sont incompatibles avec les lois françaises !

«  si la religion est considérée mauvaise, les idéologies politiques doivent être considérées MAUVAISES."

Je ne peux que recopier ceci, vu sur YouTube :


« Il existe bien des français juifs, chrétiens, bouddhistes ou athées. »

Personne ne le conteste, mais quels sont donc les textes du judaïsme, du christianisme, du bouddhisme ou d’athées généralement reconnus comme tels dans cette dernière mouvance (Bertrand Russell, Daniel Dennett, Richard Dawkins…), puisque l’athéisme ne possède pas de dogme, qui sont incompatibles avec les lois françaises ?

Et ces quatre mouvances, pour une fois on peut le dire, elles n'ont rien à voir avec l’islam et son coran qu’il est interdit d’amender ou même de contester, jamais révisé depuis Othman en 647 (c’est fou comme les besoins d’une société de bédouins incultes en 647 collent bien aux besoins d’une société instruite à l’époque de la Wikipédia, des conférences TED, des vulgarisateurs de YouTube, et de la connaissance en libre accès ; par comparaison, l’Assemblée Nationale en France examine en moyenne deux mille projets de lois et d’amendements aux lois par an. Parce que le monde n’arrête pas de changer) sont frontalement opposés à nos lois, à la Constitution qui est supérieure aux lois, et à la déclaration des droits de l’homme à laquelle se réfère la Constitution.

Les autres religions (cela n'a d'ailleurs pas été sans mal; il a fallu les civiliser) se juxtaposent à nos lois. L'islam, c'est écrit en toutes lettres dans ses textes, entend s'y substituer. L'OCI ne reconnaît pas même les droits de l'homme, à cause du coran, et s'en est concoctée une version maison restreinte. Celle-ci concerne les 57 pays se réclamant de l'islam.

Pire : la république ISLAMIQUE de Mauritanie n’a pas signé le décret d’application d’une loi votée par son parlement et abolissant l’esclavage (vers 1980, pas 1880, bravo, l’islam!) pour cause d’incompatibilité de cette abolition avec les dispositions du coran, qui considèrent les relations sexuelles avec des esclaves comme licites.

« Et je ne parle même pas de bon nombre de juifs que j'ai entendu dire qu'ils se sentaient juifs avant d'être français, voire plus... »

Les lois ne s’’occupent pas du ressenti des gens, mais de ce qu’ils font. Elles ne régissent pas ce qu’ils sont censés penser ou non, mais les comportements qui sont socialement acceptables ou non. Là encore, ce n’est pas ma faute, aucun texte des quatre mouvances citées ne se fait remarquer comme source de troubles, d’incitation au crime, et de plus en plus souvent de crimes, et il n'est pas possible d'en dire autant de l'islam. Je n'ai pas écrit le coran, que je sache. https://fr.wikipedia.org/.../Liste_d%27attaques...

« Comment nommerais-tu nos chers Harkis qui ont versé leur sang au nom de la république »

Leur travail n’était pas de verser leur sang, mais de verser chaque fois que nécessaire le sang des assassins qui endeuillaient LEUR pays, celui pour lequel ils avaient choisi de se battre, la France. Et si tu avais comme moi vécu cette époque en direct live, tu saurais que leur sang a surtout été répandu par le FLN, y compris après l’indépendance en violation totale de la signature de ce même FLN sur les Accords d’Evian. Quelques photos pour t’affranchir chouïa ? https://www.google.fr/search?q=%22crimes%20du%20fln%22... !

« lâchés odieusement par de Gaulle » Rien n’a été « lâché » : De Gaulle a eu tort de faire confiance à l’engagement écrit du FLN de ne PAS effectuer de représailles une fois les Accords signés. Leur texte est à ta disposition sur Internet. *La France, de son côté, les a respectés. Le FLN les a violés avant même que l’encre en soit totalement sèche.* Il ne s’est pas arrangé depuis, comme je m’en suis rendu compte en écoutant la population lorsque j’ai vécu là-bas, plus de dix ans après ladite indépendance. Mais revenons à l’islam.

« sinon de français musulmans des plus respectables? »

Soyons sérieux : si tu respectes les exigences du coran, tu ne te conduis pas comme un Français respectable. Si tu choisis de te conduire en Français respectable, tu ne peux en aucun cas respecter les exigences ignobles du coran. J’en ai cité quelques extraits, sens-toi libre de t’y reporter. Je peux aussi refaire un copier-coller de ces extraits du coran pour les « Français qui ont la mémoire courte ».

« Bon nombre de "charia boys" sont des merdes salafistes, voire wahhabites. »

C’est comme entre staliniens et trotskystes, comme dit Renaud, « j’ai jamais bien compris la différence profonde ». *Reste que ces gens observent bel et bien SCRUPULEUSEMENT le coran, ce n’est pas de ma faute. Les mots ont un sens.* Or je parle bien de l’islam *réel* et non de son interprétation par quelques musulmans assis entre deux chaises dont j’ai remarqué que plus de la moitié statistiquement n’avaient jamais pris la peine de lire le coran en entier.

« je choisirai toujours de supporter un... »

Ne te connaissant pas, je ne m’intéresse pas spécialement à tes choix, dans le cadre de la liberté de tout un chacun dans une république non islamique, dès lors que tu n’en donnes pas une explication rationnelle. Ce que pour ma part je fais.

Fritz Dabber
24 02 18

 Liste d'attaques terroristes islamistes — Wikipédia

fr.wikipedia.org

 

22/02/2018

La charia

(Questions /réponses)

_« la [charia] en [a]rabe définit la [v]oie générale »_

Et le contenu du coran, lui, définit la voie INCONTOURNABLE. Cela ne joue pas dans la même cour.

_« les différents avis juridiques (loukoum) au sein de la charia existent et les écoles et cela en fonction de la zone géographique. »_

*Bref, pour paraphraser le penseur : « Plaisante charia qu’une rivière borne ! Vérité en-deçà des montagnes, erreur au-delà ! »*

_« La méthodologie [s]unnite repose sur les fondements du [co]ran Sunnah le consensus et l effort analogique. »_

*Et ça se définit comment, « l’effort analogique » ? Par opposition à l’effort numérique ?*

 Mes propres observations ne reposeront que sur le coran seul, car lui seul est incontournable et toute argumentation n’a que l’efficacité de son maillon le plus faible. Pas de hadiths donc, qui ne sont que des pièces rapportées, que pas mal de musulmans sont d’ailleurs ravis de désavouer chaque fois qu’ils y trouvent source d’embarras (par exemple l’âge de défloration d’Aïcha dans sahih Boukhari.
Sahih ! Ca la fout mal!) et d’ergotages quasi byzantins : https://islamqa.info/fr/124483

 _« Ceux qui établissent des avis sont les [blabla] qui ont un niveau requis pour en extraire les règles. »_

*L’islam n’a pas la certfication ISO 9000 : les gens qui ont le « niveau requis » quand ce sont eux déterminent eux-mêmes à leur convenance quel est le « niveau requis », personne ne peut considérer cela comme sérieux.*

_« Le Coran est en langue [a]rabe »_

*Ce n’est pas aussi simple : ce qui détermine la différence entre une langue et un simple dialecte, c’est que le second ne possède pas de patrimoine littéraire écrit, ni formalisation de sa grammaire, ni dictionnaire.

* Bien que l’arabe ait possédé un patrimoine poétique _oral_ que l’islam estompera ensuite peu à peu au profit de l’écrit, on considère bien le coran comme la première œuvre écrite en arabe.

*Il existe donc bien une langue arabe APRÈS sa rédaction, mais lui ne fut pas rédigé dans une langue. Simplement dans un dialecte NON documenté de façon écrite, raison pour laquelle plusieurs passages en sont de compréhension difficile, d’autant qu’ils ne sont pas vocalisés

* En d’autre termes, il est écrit dans une sorte de sténo où faute de signes diacritiques l’hésitation est permise entre un mot et un autre dans certaines parties du texte (imagine qu’on n’arrive pas en français à distinguer entre mûr et mur, entre congres et congrès, entre maïs et mais, entre « je rêvais d’une femme qui *fut* belle » et « je rêvais d’une femme qui *fût* belle ». Quel beau sac de nœuds cela ferait !). En arabe coranique, c’est d’ailleurs encore pire, il n’y a pas même de voyelles.

*Sans compter les parties du texte qui n’ont pas de sens ! _« Alif, Lam, Mim. C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux. »._ Ah, ben ouais, y’a pas de doute, une fois qu’on leur a dit qu’ Alif, Lam, Mim, y’a aucun doute à avoir, les pieux vont se sentir vachement guidés ! :-D :-D :-D*

_« pour en tirer toute sémantique il faut se référer à cette langue car toute traduction ne constitue pas le Quran mais une exégèse parmi les exégèses »_

*Non. La définition même d’une traduction, c’est qu’elle conserve le sens de ce qui en a un

* (cela interdit en général la traduction des jeux d’assonances, ce dont les écrits d’Omar Khayyam ont sans doute souffert quand ils furent traduits en arabe : _Bahram ke Gour migerefti hame 'omr, Didi keh chegune gour bahram gereft_ ), parfois en devant sacrifier la seule concision, qui fait que seul un poète dans une langue peut espérer traduire un poète s’exprimant dans une langue différente : cela donne Baudelaire traduisant Poe, Maurois traduisant Kipling et, bien entendu, Toussaint traduisant Khayyam).

Tout mot qui manque dans une langue peut en effet être traduit par une circonlocution dans une autre. Le français a un mot pour dire _paume,_ il n’en a pas pour dire _dos de ma main._ Alors on dit tout simplement _dos de la main_ et le tour est joué. Il ne faut pas se noyer dans un verre d’eau : *quand on sait ce que quelque chose veut dire, la traduction est possible. Dans le cas contraire, non.* On en a eu un exemple avec les accords de Camp David.

*Le coran pose un problème de sens. Soit ! Pose-t-il pour autant un problème de complexité ?

* L’analyse informatisée du texte nous apprend qu’il comporte environ 8300 mots distincts, ce qui correspond à l’étendue de vocabulaire d’un enfant occidental de neuf ans. C’est certes commode pour le prêcher à tout public (nous avons vu que justement 40 % des musulmans dans le monde sont analphabètes d’après le chiffrage de l’OCI), mais cela n’en fait pas un texte très précis, ni très subtil. D’autant qu’il est tout petit : 980 000 caractères à comparer au 5 millions de la Bible et… aux 20 millions écrits par le seul Victor Hugo.

C’est sans doute pour masquer cette concision qu’on le présente souvent dans des ouvrages écrits en GROS caractères ;-)

_« Le sunnisme ne considère pas le chiisme comme une mécréance. »_

*CERTAINS sunnites. Pour les autres, il faudra nous expliquer pourquoi les chiites et eux seuls sont cibles d’attentats jusqu’au cœur de La Mecque en plein pèlerinage. C’est cela, la religion d’amour et de paix ?*

_« les néo Capitalistes Frères musulmans »_

*No comment.* Mais en effet les salafistes de base sont les imbéciles utiles du NWO. Pas les pétromonarques du sommet qui font partie, eux, du CERCLE DIRIGEANT de ce NWO. Ce qui nous rappelle que la religion du flouze est, elle, universelle.

_« Pour Napoléon et l Égypte, il s'est référé à ouvrage de droit musulman appelle mukhtasar Al Khalil »_

*Cher docteur Goebbels junior, nous sommes en 2018 et non en 1938. Répéter _ad nauseam_ un mensonge n’en fait plus aujourd’hui une vérité dans les milieux instruits,* auxquels ton serviteur a la chance d’appartenir.

Tu liras ceci pour ta pénitence et, si tu estimes qu’il y manque quelque chose, sens-toi libre de l’ajouter… en précisant tes références si tu penses en avoir. Celles à des blogs de gamins islamistes ou d’imams n’ayant pas leur brevet des collèges risquent de se montrer insuffisantes.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Corpus_iuris_civilis

*Mais peut-être voulais-tu juste dire que même le code de Justinien n’était pas le premier. On peut remonter en effet jusqu’à celui d’Hammourabi, datant de plus de 2300 ans avant ton prophète.* Non seulement Hammourabi n’était pas plus musulman que je ne suis sardine à l’huile, mais ce code ne prétend nullement émaner de quelconques dieux. Il indique juste brièvement dans son préambule qu’Hammourabi respecte ceux-ci.

_« Les musulmans ne prétendent détenir le monopole du savoir. »_

*D’autant que cela aurait été difficile aux conquérants arabes environnés de pays TOUS SANS EXCEPTION plus évolués qu’eux : Perse, Egypte, Inde, empire byzantin, Maghreb romanisé, Espagne des Wisigoths.* Tous (surtout les Perses) les considéraient comme de vrais ploucs, au point que la Perse a carrément préféré se créer son propre islam maison. La seule façon pour ces pauvres Arabes de ne pas se faire trop mépriser par ces peuples évolués qu’ils avaient asservi par la force des armes était de jouer la seule carte qui leur restait : un langage servant de cache-misère :« Nous, on connaît l’arabe mieux que vous, trananère, et justement il faut connaître l’arabe pour bien comprendre le coran, bisque, bisque, rage ! ». Les médecins de Molière et les juristes faisaient aussi cela avec le latin, et les managers incultes actuels avec le _basic English,_ cela d’autant plus volontiers que leur vocabulaire français est des plus limités. Enfantillages et langue de bois !

*En attendant, ils devaient bien utiliser les compétences qu’ils trouvaient sur place, ne les ayant pas eux-mêmes. Cela dura jusqu’à ce que la théocratie musulmane ait mis la main surtout toute la société. Et alors, rideau !* C’était vers la fin du 12ème siècle. Les sociétés musulmanes ne se sont toujours pas réveillées de leur léthargie dogmatique, et essaient de l’exporter. Il y a du boulot, et on n’en prend pas le chemin : 30 % de la planète se réclamait de l’islam en 1900 et juste 20 % aujourd’hui. Heureusement que grâce à la science mécréante occidentale la population mondiale a pu quintupler entretemps. L’islam descend un escalier roulant qui monte, et se propage par les utérus à défaut de le faire par les cerveaux ou les coeurs.

_« St Jean Damascène canonisé par l Église »_

*Oui, quand on est canonisé, ce n’est pas en général par le Dalaï Lama.*

_« Il a été trésorier de l état islamique 50 ans après le mort du Prophète Mahomet, ?? ??? »._

*Logique. On ne peut confier le boulot de trésorier qu’aux gens rompus au calcul… et sachant écrire de surcroît. C’était alors une denrée rare chez les Arabes de souche. Cela le reste, nous l’avons vu, à 40 %.*

_« le problème des Berbères de banlieue de France »_

*N’est pas le sujet et n’a rien à voir avec lui. Nous zappons donc cette tentative de diversion oiseuse.*

_« c est le culte de la repentance, la shoah du pauvre galvanisé par un courant musical qui lui est étranger le Rap »_

*Te rends-tu compte que tu ne sais plus du tout ce que tu dis ?* Il ne suffit pas d’aligner des mots en vrac pour faire une phrase. Il faut structurer celle-ci pour la rendre claire par une grammaire et une ponctuation. Encore faut-il pour cela avoir les IDÉES claires et savoir ce que l’on veut dire. Sinon, autant aboyer.

_« Comme disait De Gaulle, les Français se sont avachis »_

 *De Gaulle disait plus exactement que les Français ÉTAIENT des veaux, pas qu’ils l’étaient DEVENUS. Ces mêmes Français lui ont montré de façon éclatante le contraire du 30 mai 1968 jusqu’aux élections de la même année.* Porté par ce tsunami de popularité, il entreprit même de faire passer ses projets de participation et de régionalisation sur la vague de Mai 1968, ce qui était très fort. S’il n’avait pas été trahi par le coup de couteau dans le dos de Giscard au référendum de 1969, ça passait.

 _« Il faudrait revenir sur le contrat social de Rousseau pour comprendre l importance de la croyance dans notre société. »_

La *confiance,* pas la _croyance,_ est indispensable à la société, et cela implique un partage des valeurs et des codes sociaux fondamentaux. C’est la raison pour laquelle une société peut comprendre plusieurs langues (comme la Suisse), plusieurs peuples (comme la France ou les Etats-Unis), *mais jamais plusieurs cultures. Il ne peut exister de « nation multiculturelle », qui constitue un oxymore, une nation étant définir comme un ensemble d’individus qui partagent les mêmes valeurs fondamentales et ont plaisir à vivre ensemble. Je doute que les Français du terroir aient plaisir à vivre avec des gens qui détestent leurs valeurs et leur mode de vie, et ne le leur envoient pas dire.*

En 1970, on savait déjà que le Liban était foutu, pour cette raison. À quand le tour de la France ?

_«  Albert Camus disait la vie est absurde. voilà l athéisme. »_

*Voilà la condition humaine, plutôt. On peut se forcer à fermer les yeux sur celle-ci en proclamant vraies des illusions. Cela ne les rendra pas réelles pour autant.* Il faut sortir de la « pensée magique » si bien analysée par Lévy-Brühl (quand on me dit que Lévy-Brühl était l’essayiste préféré d’Himmler, comme dirait Desproges, je pouffe!).

_« De toute façon, les gens sont las. »_

*C’est leur problème, non le mien. Je me sens en pleine forme.*

_« Je ne fais aucun copier coller. »_

*Chacun ses choix. Moi, je préfère ne pas réinventer l’eau tiède chaque fois que je réponds à des gens qui me sortent toujours en boucle les 230 mêmes arguments pourtant chacun vingt fois réfuté.*

_« Je n' attends pas 10 heures pour répondre »_

*Par une coïncidence amusante, j’ai moi aussi mes priorités : je fais les choses non indispensables quand je trouve du temps libre pour les faire.* Cela peut prendre quelques minutes quand il n’y a que 15 lignes à répondre, quelques jours si c’est plus long, et si c’est quelques semaines, ce sera quelques semaines.

Je ne suis pas payé pour ce travail et je le fais pour mon seul plaisir. Je préfère donc, chacun ses valeurs, effectuer des réponses argumentées. Quand on les relira d’ici quelques années, on ne demandera pas « quand a-t-il répondu ? », mais on se dira juste que c’est pertinent ou que ça ne l’est pas.

Si on est capable de voir la différence s’entend.

_« moyennant des recherches forcenées »_

Vu le nombre de conneries émises par mes interlocuteurs, c’est assurément un reproche qu’eux n’encourent pas ! :-D

_« Le combat dialectique devrait être périmées. »_

*La dialectique ne relève pas du combat, mais d’opposition rationnelle d’arguments dans un objectif de quête commune de vérité. Elle est de ce fait totalement étrangère à l’islam, qui ne cherche pas la vérité, mais fait uniquement semblant de la posséder. Tu es juste en train de confondre dialectique et rhétorique.*

_« Ce sont des couilles qu il faut »_

*Sans nul doute. À condition toutefois ne ne pas penser qu’avec elles, sinon on ira vite fertiliser le sol dans un monde hélas hostile parce que darwinien.*

_« pour Napoléon je préfère la position de »_

*Nous ne nous connaissons pas. Tes préférences me sont donc indifférentes si elles ne sont pas argumentées.*

 Monsieur X

 22 02 18