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30/01/2014

Surpopulation

Moi je suis pour l’arrêt du surpeuplement. Stop à la croissance démographique !

L'écologie consiste à retrouver des équilibres : entre les espèces d'abord, mais aussi entre les générations d'une même espèce. 

L'enfer ce serait celui d’un jeune (rescapé d'un idéal de dénatalité) entouré de 10 vieux moribonds. Disent les natalistes !
Bon si  je comprends bien ce qui est développé c’est d’accélérer la natalité, la situation idéale pour développer la croissance, pour financer notre système de retraite par répartition, est de faire plein d'enfants en nombre très important qui pourront payer pour les retraités et acheter pour se monter en ménage par la même occasion.

Et demain, ces nombreux enfants devront en faire à leur tour encore beaucoup plus pour financer leurs retraites en même temps que leurs achats propres.
 
Cela s'appelle une croissance infinie, et c'est impossible dans un monde fini.
 
C'est ce genre d'argument qui nous est rabattu à chaque moment par tous les médias et autres économistes ... et je reste poli.
  
Et ils en rajoutent !
"Sommes-nous conscients que si nous arrivons à l'âge de 80 ans c'est grâce à une symbiose entre les générations et que le mécanisme des caisses de retraites n'est possible que s'il y a des jeunes qui travaillent plus que pour eux-mêmes !"

Moi je me dis :

Faisons en sorte que des machines travaillent de plus en plus pour tout le monde. La réponse peut être : moins de monde sur la planète et modification de l’assiette des cotisations vieillesse. Moins les indexer sur les salaires par exemple, ce serait un bon début. Faire un peu plus casquer les financiers qui eux ne produisent aucune valeur ajoutée. Il est vrai que çà réduirait les dividendes à verser aux actionnaires et c’est peut être çà le vrai problème. 

Et puis moins de naissances c’est moins de morts de faim, moins de pillage de la nature, moins de produits inutiles.

Bien évidemment que la pire des pollutions c'est la démographie ... Il faut avoir le courage de le dire haut et fort. La démographie est l’élément premier de la crise écologique.
Il faut remettre au gout du jour Malthus et le contrôle des naissances, sinon ce seront les guerres et les épidémies qui feront brutalement les ajustements nécessaires.

Est ce donc si difficile à comprendre ? Non certainement pas ! Alors cherchez à qui profite le crime ?  

Francis NERI

20 01 14

24/01/2014

Analyse systémique et communication III

Les systémiciens.

Nous sommes des personnes dont les problèmes de la communication dans différents domaines intéressent : managérial (ou organisationnel), pédagogique, thérapeutique.

Nous tentons une synthèse vaste et le moins abstraite possible à partir de données très concrètes.  

Nous nous intéressons et nous tachons de décrire la façon dont un message (une information), est créé et la façon dont il (elle) est reçu perçu, interprété, recréé par celui qui l’entend.

Nous constatons que dans chaque cas étudié plusieurs analyses différentes peuvent être considérées comme correctes.

L’analyse systémique nous aide à analyser un système, ses relations, ses interactions, ses rétroactions. Cette approche permet de discerner parmi les différents résultats prospectifs celui qui présente les meilleures possibilités d’émergence d’une situation managériale, pédagogique ou thérapeutique la plus stable possible et présentant, par conséquence, la meilleure solution de continuité de ce système.

Cette méthode permet de faire évoluer des systèmes vers des changements de type 2 c'est-à-dire qui se déterminent par rapport à un but, sont régulés et contrôlés. 

L’analyse minutieuse des attitudes et des comportements montre que les messages révèlent une grande quantité de matériaux inconscients dont le processus est primaire et relève des émotions.

Le port du voile islamiste témoigne ou résulte, sans doute, d’un intérêt sexuel et /ou de son refus puritain.

La notion de transfert doit également être prise en compte dans ce qu’il implique comme projection. Toute personne qui émet des signaux qui lui ont été « enseignés » le fait en supposant que le récepteur de ces signaux les comprendra, qu’elle est au même « niveau de communication » c'est-à-dire qu’elle lui « ressemble » psychologiquement, qu’elle est de même culture, de même identité etc.

La notion de projection est liée à celle de transfert. Quand je me projette (par un texte) sur facebook ou sur mon blog vers un « ami », je postule qu’il interprétera mon écrit comme s’il l’avait lui-même rédigé.

Qu’il est au « même niveau de communication ». 

Ce transfert projectif joue bien évidemment de façon prospective puisque je considère que cet ami agira dans le même sens que moi car nos représentations d’un évènement sont identiques comme nos attitudes et nos comportements.

Par exemple dans le contexte actuel, le Président François Hollande se projette en permanence sur les citoyens et comme il ne tient aucun compte du retour (fead back) que les Français lui adressent il risque de le payer très cher, s’il croit que nous allons le suivre dans ses « projections ».

Ce Président fait ce qu’on appelle, en matière de systémique, une identification. Il s’attend en effet à ce que nous réalisions des actions significatives inspirées du passé dans des circonstances qu’il croit similaires.

Il veut que nous réalisions des changements de type 1 c'est-à-dire faire toujours plus de la même chose. Il veut que nous l’imitions, que nous modelions nos propres actes sur les siens.
Ce que bien évidemment NOUS ne ferons pas.

De ce fait, la réponse que nous pourrions produire devrait lui donner une indication sur notre disposition envers ces propositions de gouvernance.
Si nous lui disons que c’est absurde et que nous n’y croyons pas un instant, il va penser que nous avons mal interprété son message, de manière plutôt bornée, que nous ne voulons rien entendre et il va vouloir le répéter sans cesse. 

Il ne sert donc à rien de démentir sa pseudo  « vérité » qu’il considère comme factuelle et incontournable. 

Une fois de plus je constate que le système n’est pour rien dans l’affaire de nos échecs ce sont bien certains hommes et certaines pratiques qu’il faut changer.

Qu’attendons-nous ? 

Francis NERI

24 01 14 

            

20/01/2014

Analyse systémique et communication II

L'analyse systémique[1] est caractérisée par les préceptes suivants :

  • La pertinence : seuls les éléments considérés comme significatifs dans le cadre de l'analyse en cours sont pris en compte.
  • Les relations : l'analyse systémique traite des relations entre les éléments analysés.
  • La téléologie : la téléologie est l'étude de la finalité du système[2], c'est-à-dire quel but doit être atteint pour considérer l'action entreprise par le système comme valide.
  • La sélectivité : l'analyse systémique sélectionne les éléments à analyser en fonction de leur signifiance, c'est-à-dire de la nature et de la valeur de l'information apportée dans le système pour lui permettre d'atteindre son but. Les éléments sans influence sur le comportement du système dans sa recherche du but à atteindre sont ignorés car ils ne sont pas signifiants.

Grâce à sa capacité à examiner un système ou une situation comme un tout, cette analyse fournit une vision précise incluant tous les éléments pertinents du système ou de la situation examinée. L'analyse systémique examine les relations entre les objets et capture toute la complexité d'une situation dans un même ensemble.

Une méthode prospective

L'action de l'analyse systémique est par essence prospective, elle est orientée vers le but à atteindre. L'analyse systémique est dynamique, elle favorise la modélisation des comportements possibles et elle intègre tous les éléments nécessaires à l'atteinte du but préalablement fixé. Elle ne cherche pas à connaître la genèse d'une situation donnée mais elle s'appuie sur la situation existante pour atteindre sa cible.

Une vision dynamique

Contrairement à l'analyse cartésienne qui définit les caractéristiques de l'objet analysé, l'analyse systémique se focalise sur le comportement de l'objet dont les caractéristiques sont, par définition, considérées comme inconnues, c'est-à-dire qu'il n'y a nul besoin de connaître les caractéristiques de l'objet pour en modéliser le comportement.

Seule la transformation subie par l'input qui y est injecté pour devenir l'outputaux caractéristiques conformes à la définition du concept est importante.

L'analyse travaille uniquement sur le comportement, modélisé par les relations liant les constituants du système entre eux.

Son champ d'étude est dynamique; avec un point de départ, la situation actuelle jugée comme insatisfaisante; un point d'arrivée, la situation idéale à atteindre; et des modifications à apporter au comportement des éléments du système pour que le but soit atteint.

L'analyse systémique ne prend pas en compte les caractéristiques de l'objet de la même manière que l'analyse cartésienne.

 Aux yeux d'un systémicien, un système est une boite noire qui est définie par ses relations avec son environnement. Il ne lui est pas nécessaire de connaître le contenu de la boite noire. Seules les relations, les interactions et les rétroactions l’intéressent (effet rétroagissant sur la cause) 

Par contre, le fait que l'analyse systémique mette en évidence des valeurs haute et basse pour définir la relation entre deux systèmes permet de prévoir le comportement de l'ensemble.[3] L'observation des modifications qui se produisent au sein de la relation, les actions et les rétroactions résultant de ces modifications sont donc consubstantielles à la mise en œuvre de l'analyse systémique.

A suivre !

21 01 14

Francis NERI

 



[1]Systémique : méthode de régulation, de communication, de contrôle et de mise en cohérence  (homéostasie) des systèmes. Y compris les systèmes humains.

L’expression est due à Joël de Rosnay un cybernéticien. C’est la jonction de deux mots : système et cybernétique

[2] Système : « Ensemble d’éléments interagissant entre eux ». Un système est  un ensemble d'éléments interagissant entre eux selon certains principes ou règles.

Un système est déterminé par :

  • la nature de ses éléments constitutifs ;
  • les interactions entre ces derniers ;
  • sa frontière, c'est-à-dire le critère d'appartenance au système (déterminant si une entité appartient au système ou fait au contraire partie de son environnement).

Un système peut être ouvert ou fermé dans tel ou tel domaine, selon qu'il interagit ou non directement avec son environnement

[3] Jeu des rétroactions : Positive (qui amplifie le phénomène) Négative (qui soulage la pression) Thermostat.