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30/06/2016

La marchandisation du monde

Le problème de l'économie actuelle n'est pas la mondialisation en soi (le commerce est mondial depuis longtemps), mais la marchandisation globale, c'est-à-dire le fait que tout est à vendre et à acheter, y compris le vivant, voire même les ressources fondamentales du monde dans lequel nous vivons (l'eau, par exemple).

  • On réduit le bonheur au plaisir, le plaisir aux besoins matériels et le besoin à la quantité consommée.

 La fin des régulations nationales !

  • L'économie, émancipée de toute règle, se développe pour elle-même. Le social a été vidé de toute substance

Plutôt que de "globalisation", qui peut laisser entendre des effets positifs, il vaut mieux parler de "marchandisation". C'est un processus de domination et d'exploitation à l'échelle planétaire. Ses visages sont le G8, le FMI, la Banque Mondiale, mais aussi diverses entités supranationales de régulation (faible) et de normalisation (souhaitable pour les marchés globaux).
Dans l'inconscient collectif, alimenté par les discours politiques, le phénomène est généralement considéré comme inéluctable. La finance prédomine. Les états-nations se sont ruinés en titrisant leur dette. D'un bout à l'autre du globe, les marchés financiers ne dorment jamais. Les sommes échangées quotidiennement sur ces marchés sont très largement supérieures à la valeur globale de l'économie réelle. Le risque de bulle spéculative (donc d'éclatement de cette dernière et de crise) est permanent.

  • Le développement centré sur l’économie : Il charrie les valeurs de progrès, d'universalisme et de rationalisme.

L’industrialisation. Cette dernière détruit les forces économiques antérieures, entraînant avec elles les croyances et les mythes fondateurs.

  • Peut-on remplir ce vide avec le crédo consumériste occidental ?

L'état du tiers-monde est souvent "nationalitaire" (contraction de nationaliste et totalitaire). Il n'est pas le fruit d'une maturation historique et doit s'inventer une identité.

  • L'hégémonie de la société de consommation lamine la diversité culturelle de par le monde.

Les gouvernements nationaux en sont réduits à l'état de préfectures par rapport à l'autorité du Nouvel Ordre Marchand mondialiste.

  • Les élus sont otages du système. Et souvent leurs complices.

Malheureusement, il faut généralement des catastrophes pour déclencher un changement.

  • Les nations perdent leur souveraineté économique et subissent la loi des marchés mondiaux et des entreprises multinationales

Il faut se débarrasser de l'illusion qu'il existerait un "bon" universalisme qui s'opposerait à la "mauvaise" mondialisation. La démocratie de marché, l'ordre marchand a mené à la destruction des cultures locales, qui reviennent, perverties, sous forme d'intégrisme et de repli sur soi.

  • La génération des Trente Glorieuses a connu un âge d'or.   A quel prix ?

Quelle forme de résistance à la marchandisation… du monde, quand l'ordre marchand érige les droits de l'Homme en idéal absolu ? Un ordre capable, en violant sans cesse son propre idéal, de produire des richesses mieux qu'aucun autre avant lui ?

  • Le commerce équitable permet-il de ramener la politique dans la science économique ?

Les valeurs économiques ne doivent plus être centrales, elles ne sont qu'un moyen et non une fin.

  • Certains  supportent la taxe Tobin et l'annulation massive des dettes publiques, par lesquelles les états sont les esclaves du système financier.

Le protectionnisme n’est plus un concept tabou.

  • Une population ne peut pas vivre dans la dignité si elle ne produit pas, au moins en partie, les produits dont elle a un besoin essentiel.

L'auto-limitation (régulation-contrôle-sanction) de nos sociétés prédatrices se traduirait immédiatement par une amélioration de la qualité de vie.

  • Il est urgent d'organiser un contre-pouvoir au FMI, à la Banque Mondiale, à l'OMC et autres grands prédateurs de la finance internationale.

Pratiquer  la pensée critique, afin de pouvoir se défendre contre les pensées reçues, mais aussi de se donner confiance en la possibilité de créer une autre société.

  • Les "problèmes", tels la faim, la misère, l'illettrisme, l’immigration, l'islamisation, LA DEMOGRAPHIE sont des problèmes conjoncturels.

Le développement anarchique de l'économie, LA FINANCIARISATION, la dérégulation, l’absence de régulation, de contrôle et de sanction pour les transgressions économico-financières en particulier sont le vrai problème. Et il s'inscrit dans le "temps long". Ce sera la difficulté de la sortie de l'UE.

La décroissance, démographique en particulier, est le début de la solution avec l'abandon du modèle de développement productiviste et de ses fondements : le culte fétichiste de la croissance et la croyance aveugle dans les bienfaits des progrès technoscientifique.

Pour la synthèse
Francis NERI

30 06 16  

 

 

29/06/2016

Alain Minc Brexit

"Ce référendum n'est pas la victoire des peuples sur les élites, mais des gens peu formés sur les gens éduqués".

C'est pourtant a peu prés çà ...sauf que c'est l'inverse, le Brexit c'est ENFIN la victoire de ceux qui ont pris la peine de se former et qui ne se laissent plus manipuler.

Francis Neri

Qu’ils sortent comme ça si ça marche pour eux on demande à sortir aussi

Driss Nassia Bouhlal

Même si "çà marchait" pour eux, certains trouveraient que de toute façon çà ne marcherait pas pour nous ...à l'exemple de la Suisse et de ses référendums qui sont possibles pour eux mais pas pour nous, ou encore l'Allemagne qui peut réussir économiquement et pas nous.
Ils ont la peur au ventre alors ne cédons pas et sortons de cet "enfer..mement" au plus vite

Francis Neri

Depuis 40 ans environ, les « gens » ne sont plus ni formés à penser, ni éduqués, ni socialisés et si ils ne suivent pas fidèlement les instructions du pouvoir ils ne sont pas « intelligents » au dire des « Zélites »

Et pourtant !

L'intelligence ne dépend pas de la génétique, car nous n'utilisons en moyenne que 10% de nos capacités cérébrales. Ce qui compte, c'est notre aptitude à utiliser pleinement les possibilités de notre esprit.

L'important est la façon dont nous traitons et organisons les informations, dont nous interprétons nos expériences, et plus globalement, la façon dont nous nous représentons la réalité.

Voici donc quelques clés pour devenir "plus intelligent"...

Penser par soi-même
Ne pas faire son jugement en fonction de celui des autres, et ne pas prendre pour argent comptant ce qui est dit ou suggéré par les médias, la publicité, les responsables politiques. Faites usage de votre libre-arbitre et de votre discernement. Posez-vous toujours la question de savoir ce que VOUS pensez, en fonction de votre vision et de ce que vous ressentez réellement. Tout en étant simultanément ouvert et tolérant vis à vis des autres visions ou perceptions.

Celui dont l'esprit ne produit aucune pensée autonome et ne contient rien d'autre que ce qu'on y a déversé est pour ainsi dire "sans valeur ajoutée". Fonctionnellement, ce n'est qu'un "récipient".

Ecouter son intuition
L'hémisphère droit du cerveau possède des capacités intuitives qui sont complémentaires de l'intelligence rationnelle du cerveau gauche.

L'intuition résulte des synthèses d'informations qui s'effectuent de manière inconsciente dans le cerveau droit qui travaille de façon analogique et intuitive, tandis que le cerveau gauche travaille selon un mode logique et rationnel. Ces synthèses d'information intègrent l'ensemble des informations que nous enregistrons dans notre mémoire, y compris les perceptions que nous n'avons pas conscience de mémoriser mais qui sont malgré tout enregistrées par l'inconscient.

Passer du noir et blanc à la couleur
Beaucoup de personnes pensent en noir et blanc, c'est à dire de façon binaire: bien ou mal, vrai ou faux, 1 ou 0. Les conséquences du mode de pensée binaire sont le dualisme, l'absence de nuances, l'intolérance, et finalement la violence et les guerres.

Un progrès réalisé par de plus en plus de personnes consiste à penser en "niveaux de gris", c'est à dire à distinguer des nuances entre les opposés. Des nuances de gris apparaissent alors entre le noir et le blanc. Cela permet à la réflexion de devenir un peu plus subtile, et aussi, un peu plus proche de la vérité.

Mais l'idéal est de parvenir à voir la réalité EN COULEUR.

Il ne reste plus ensuite qu'à augmenter la précision de notre représentation de la réalité (la "résolution" de l'image), afin de percevoir le monde avec toutes ses nuances, sa complexité, et sa beauté.

Pour faire plus simple et porter sur les évènements SON regard et SA main, invitons nos amis à :

S’élever pour mieux voir, c’est à dire prendre du recul par rapport à l’événement observé, Relier  (les évènements entre eux) pour mieux comprendre les « causes » (passé, présent, contexte etc. )
Situer (l’importance, la place de l’événement, l’influence qu’il va avoir) pour mieux agir sur les causalités et faire de la prospective.

La méthode devrait nous permettre de savoir VRAIMENT pour quoi, pour qui, comment nous devons voter en 17 !

Francis NERI

29 06 16

 

 

22/06/2016

Omnipotence

« Toute-puissance ; pouvoir de décision absolu, sans limites. »

Le désir d'omnipotence : L'omnipotence de la pensée se rapporte à la conviction que les pensées peuvent d'elles-mêmes modifier le monde extérieur. Suivant certains, tous les jeunes enfants croient à la toute-puissance de leurs pensées et c'est par leur expérience vécue de FRUSTRATION qu'ils apprennent à accepter le PRINCIPE DE RÉALITÉ; selon d'autres, c'est un symptôme d'ALIÉNATION; c'est la DISSOCIATION du fantasme d'avec tout contact avec le monde extérieur. Selon Freud (1912), la croyance dans l'omnipotence de la pensée sous-tend l'animisme, la MAGIE, les pratiques religieuses et la NÉVROSE OBSESSIONNELLE, les rituels de ces deux dernières étant des efforts faits pour maîtriser l'omnipotence de Dieu dans un cas, du sujet lui-même dans l'autre (c'est-à-dire la partie de soi aliénée). L'omnipotence de la pensée est aussi invoquée comme une explication du fait que les désirs suscitent parfois autant de culpabilité que les actions.

Je répète : Dieu dans un cas, du sujet lui-même dans l'autre (c'est-à-dire la partie de soi aliénée)
Devons nous renoncer à l'omnipotence ?  Un Messie y EST toujours récalcitrant ; il lui faut ne pas être ou être un fondateur de religion. Les épreuves qu’il subit sont structurantes !

Le désir et l’Histoire résultent de la répétition d’une expérience primordiale, celle de l’élaboration d’un fantasme de maîtrise, être « au moins » maitre de son univers intérieur. Le choix de l’obstacle principal, de l’adversaire va donc se révéler significatif.
Actuellement la mode est à : l’islam, la gauche, le NWO ! Se compliquer la vie, c’est choisir les trois …tout en sachant qu’il faille procéder comme pour le combat entre les Horaces et les Curiaces…fractionner la difficulté !

Car le désir d’omnipotence et son fantasme de maîtrise (régulation et contrôle) rencontre ses limites dans les obstacles extérieurs, présumés objectifs, baptisés réels.
Et comme nous avons l’illusion (ou l’espoir) que les univers intérieur et extérieurs ont un sens et sont en relation, que les derniers seraient intelligibles, accessibles et donc maitrisables, régulables, contrôlables.

Pour certains, il semble que cette apparence de maîtrise abolit le désir de procéder à l’action et donc y met fin avoir de l’avoir commencée ; et c’est la fin de l’histoire.
Le triomphe de la raison dissout l’être désirant et s’il persiste il doit préserver quelque chose de la déraison ou plutôt du chaos.
Alors je pose une question : l’univers extérieur peut il être soumis à la raison …ou l’Univers est il insensé dans son ensemble …La déraison est elle constructive ?

La raison (la reconnaissance du même) dedans ET dehors est elle un pur fantasme ?    

Francis NERI
22 06 16